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Un pari risqué pour les Bears

NFL Draft
AFP Les Bears ont jeté leur dévolu sur Trubisky. À peu près aucun observateur n’avait prévu le coup, pas plus que le principal intéressé lui-même.

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PHILADELPHIE | Les Bears se sont arrangés pour qu’on parle d’eux au repêchage. Pas sûr par contre, qu’on va en parler en bien...

Qu’on se comprenne bien d’emblée. Je ne prétendrai pas être en mesure d’évaluer la pertinence d’un échange aussi important seulement quelques minutes après qu’il soit survenu. Si les Bears ont trouvé leur quart-arrière de franchise, leurs partisans se moqueront bien de ce qu’ils ont pu donner en choix aux 49ers... ou en argent comptant à Mike Glennon!

C’est le contexte de l’échange qui surprend. Sur le marché des agents libres, les Bears avaient justement octroyé un important contrat de trois ans pour 45 millions à ce même Glennon. À toutes fins pratiques, ils peuvent libérer Glennon au terme de la saison sans que ledit contrat soit trop onéreux sur la masse salariale.

Toutefois, le message qu’ils envoient à leur acquisition, dont ils semblaient bien fiers au mois de mars, n’est pas exactement positif. Et si toutefois Glennon devait se révéler un bon joueur, qu’adviendrait-il pour la suite des choses? Ça fait beaucoup de si, mais à mon humble avis, les Bears avaient des besoins plus criants à combler, notamment au niveau de la tertiaire.

Du potentiel?

Il est étrange aussi que les Bears aient donné autant pour avancer d’un tout petit rang. Ils ont tout à fait le droit de vénérer Trubisky, mais il faut savoir qu’il devient le quart-arrière le plus inexpérimenté à sortir au premier tour.

En effet, il a été partant lors de seulement 13 matchs sur la scène universitaire, à North Carolina. Avant lui, Mark Sanchez détenait cette «marque» avec 16 départs, lorsqu’il a été choisi cinquième au total par les Jets, en 2009. Faut-il vraiment rappeler comment sa carrière professionnelle a tourné au vinaigre?

D’accord, ne sautons pas aux conclusions. Associer Trubisky à Sanchez en se basant seulement sur le nombre de départs se révélerait un grossier raccourci. Mais il faut tout de même savoir que les Bears, avec un échantillon d’expérience si mince pour celui qui devra devenir la pierre angulaire de leur organisation pour les années à venir, se sont lancés dans le vide.

Le potentiel chez Trubisky est assurément là, mais à quel point? Difficile à dire... Sa précision ne fait aucun doute et il a bien joué lors de matchs importants. Toutefois, rien d’unique ne semble se dégager de son jeu et plusieurs le comparent à Andy Dalton, à Cincinnati. Encore une fois, méfions-nous des comparaisons hâtives, cependant.

Mauvaise cuvée, vraiment?

L’autre élément qui étonne dans cette soirée de première ronde du repêchage de la NFL, c’est justement la question des quarts-arrières. Pendant des mois, on a répété inlassablement qu’il s’agissait d’une année bien ordinaire.

Pourtant, Trubisky (2e), Patrick Mahomes (10e) et Deshaun Watson (12e) ont trouvé preneurs tôt dans la soirée.

Feront-ils mentir leurs détracteurs, ou revivra-t-on la tristement célèbre cuvée de 2011, lorsque Jake Locker, Blaine Gabbert et Christian Ponder étaient aussi sortis dans le top 12? On ne le répétera jamais assez, les équipes sont souvent trop impatientes quand vient le temps de trouver un quart-arrière.

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