/news/health
Navigation

Assurance-médicaments: un retraité obligé de souscrire à un régime privé qu'il juge trop cher

Un retraité de la construction rage de devoir souscrire à un régime privé d’assurance-médicaments, qu’il juge trop cher pour ses moyens, parce que la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ) lui refuse l’accès au régime public.
Photo Stevens LeBlanc Un retraité de la construction rage de devoir souscrire à un régime privé d’assurance-médicaments, qu’il juge trop cher pour ses moyens, parce que la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ) lui refuse l’accès au régime public.

Coup d'oeil sur cet article

Un retraité de la construction rage de devoir souscrire à un régime privé d’assurance-médicaments, qu’il juge trop cher pour ses moyens, parce que la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ) lui refuse l’accès au régime public.

Depuis juillet 2016, Jacques Frenette se retrouve assis entre deux chaises, sans aucune couverture de médicaments. Il se dit incapable de payer la prime annuelle de plus de 1760 $, exigée par l’assureur Médic Construction, alors qu’il dispose de moins de 20 000 $ par an.

«Je ne paierai jamais cela. C’est presque 10 % de mes revenus. En raison d’importants maux de dos, j’ai dû prendre une préretraite en juillet 2015, à l’âge de 57 ans. Comme il me manquait des heures travaillées, ma rente est modeste», explique ce résident de Donnacona, menuisier de métier.

Jusqu’en juillet 2016, M. Frenette a pu être couvert par Médic Construction à un coût raisonnable. «On m’a alors avisé que mon nouveau plan d’assurance-médicaments me coûterait 880 $ pour six mois. À partir de juillet, la prime sera de 935 $ pour six mois. Je ne peux tout simplement pas payer cela. Si je tombe malade, qu’est-ce qui se passe?» s’offusque-t-il.

Pas un cas unique

M. Frenette a tenté de s’inscrire au régime public d’assurance-médicaments. «On m’a dit que j’étais obligé de prendre le régime privé offert par Médic Construction. J’ai frappé à la porte de mon député, de mon ancien syndicat, du Protecteur du citoyen. Je ne suis sûrement pas le seul dans cette situation», affirme-t-il.

Comble d’ironie, M. Frenette a dû malgré tout payer une partie de la prime annuelle du régime public d’assurance-médicaments lors de sa récente déclaration fiscale, bien qu’il n’a droit à aucune couverture gouvernementale.

Chaque Québécois doit être couvert par un régime d’assurance-médicaments, qu’il soit public ou privé.

Contrôles périodiques

«Une personne non inscrite à la Régie de l’assurance-maladie du Québec et sans indicateur d’assurance collective à Revenu Québec pourrait faire l’objet de certains contrôles», précise Caroline Dupont, à la RAMQ.

Jointe par Le Journal, la Commission de la construction du Québec (CCQ), dont relève Médic Construction, s’est dite disposée à réexaminer le dossier de M. Frenette afin de voir si on pouvait trouver des solutions.