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Du hockey au théâtre Kabuki

Pan to Gemu est un spectacle solo où Nicolas Jobin raconte l’étonnant parcours fictif d’un ex-joueur de hockey professionnel québécois devenu acteur de théâtre Kabu­ki au Japon.
Photos courtoisie Raphaël Posadas et Yann Jobin Pan to Gemu est un spectacle solo où Nicolas Jobin raconte l’étonnant parcours fictif d’un ex-joueur de hockey professionnel québécois devenu acteur de théâtre Kabu­ki au Japon.

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Nicolas Jobin aime le sport et la culture. L’artiste multidisciplinaire de la vieille capitale a eu l’idée d’unir ces deux mondes dans un même spectacle. Pan to Gemu raconte l’histoire d’un ex-joueur de hockey qui se prépare à faire ses débuts en tant qu’acteur sur les planches du mythique théâtre Kabuki-Za, à Tokyo.

À l’affiche à Premier Acte, à partir du 2 mai, la première création théâtrale de Nicolas Jobin a commencé à prendre forme à la suite d’un statut Facebook écrit il y a une dizaine d’années.

Diplômé en composition du Conservatoire de musique de Québec, Nicolas Jobin a fait du sport de haut niveau durant sa jeunesse, avant de bifurquer vers les arts.

Interpellé par les arguments autour du financement de la culture, versus les loisirs et les sports, il a eu envie de prendre position.

«J’ai écrit que l’opéra était, pour moi, un sport très rude et que le hockey et le football étaient l’exécution de chorégraphies répétées à l’excès et travaillées avec beaucoup de minutie. Les réactions ont été nombreuses et j’ai réalisé qu’il y avait peut-être, avec ça, l’apparition d’un spectacle», a-t-il raconté, lors d’un entretien.

Autofiction

Nicolas Jobin précise que les gens qui font de la danse contemporaine, de la musique classi­que, du ballet, de l’opéra et du cirque sont à mi-chemin entre le sport et les arts.

«Les gens de cirque ont autant d’attirance pour la gymnastique, qui est un sport olympique, que pour la danse», a-t-il dit.

Nicolas Jobin raconte avoir vécu sa première émotion au cinéma avec le film Youngblood, qui parle du rêve d’un adolescent d’atteindre la Ligue nationale de hockey.

«Mon objectif, avec Pan to Gemu, est d’amener sur les planches le drame sportif, qui est vraiment confiné au cinéma», a-t-il indiqué.

L’auteur, compositeur, comédien et metteur en scène trace un parallèle entre les amphithéâtres sportifs et le théâtre Kabuki japonais, où les spectateurs crient le nom des personnages lorsqu’ils arrivent sur scène.

«Pan to Gemu, c’est l’histoire d’un gars qui plafonne dans le sport et qui va bifurquer vers le théâtre. Ce qui est une espèce d’autofiction avec ce que j’ai eu comme parcours», a-t-il fait remarquer.

Le spectacle se déploie en trois périodes de vingt minutes avec de la boisson et de la nourriture offertes tout au long de la présentation.

«Au théâtre Kabuki, les gens boivent des verres de saké, de l’eau et il y a un casse-croûte. Il y aura même un tirage moitié-moitié. C’est un spectacle présenté dans une ambiance d’aréna, mais avec une livraison théâtrale», a-t-il indiqué.


Pan to Gemu est présenté du 2 au 6 mai à Premier Acte.