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Enfin une vraie bataille pour la mairie!

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Cette semaine, Sam Hamad a quitté la politique, Jean-François Gosselin veut remplacer Régis Labeaume et la police a blanchi Pierre Paradis de toute accusation. Grosse semaine politique! Voici mon top 3 de la semaine.

1. SAM TENTE PLUS

Sam Hamad est parti. En fait, il était déjà parti.

En juin 2014, le maire de Québec souhaitait ouvertement son retour au sein du Conseil des ministres. Hamad venait de recevoir un coup de règle pour une histoire de demande de subventions. Aucun blâme, mais peu importe, il était cuit, et François Blais devenait porteur de ballon suppléant pour notre région. Tout un contrat!

Bon comme le bon pain, mais aussi corsé qu’une Bud Light tablette. Un intello un peu perdu, qui se meut au gré des humeurs de M’sieur l’Maire. L’évincement de Hamad aura laissé la région... handicapée. Y aura donc partielle dans Louis-Hébert.

La CAQ mène dans les sondages à Québec; cette démission soudaine l’oblige à livrer. Comme on dit à la NASA, l’échec n’est PAS une option!

2. UNE COURSE CORSÉE

Jean-François Gosselin veut remplacer Régis Labeaume comme maire de Québec. Il mérite d’être considéré comme une option valide. Il n’est PAS David Lemelin...

Dans la prochaine campagne, Labeaume se battra avant tout contre... lui-même, contre sa lassitude, son entêtement et son air baveux, dont l’effet s’émousse.

Le Centre Vidéotron livré, «avec pas» de Nordiques, Labeaume est en manque de «gugusses» et d’artifices, et le transport en commun est aussi sexy qu’un pain de viande.

Parlons-nous franchement: notre ville est sale, les entrées de Québec sont hideuses, nos rues défoncées.

Sous Labeaume, il y eut beaucoup de bulles, mais la bouteille ouverte, garder le pétillant demande une adresse quasi métaphysique.

Est-ce que les gens de Québec ont un appétit pour autre chose?

Dix ans de Labeaume, comme Dédé l’a dit, «c’est court, mais c’est long des petits boutes».

3. PROCÈS PUBLIC

Pierre Paradis ne sera pas accusé au criminel pour une histoire de harcèlement sexuel, mais il est coupable. Aux yeux du monde, s’entend. Il est brûlé.

Une ancienne attachée l’accusait d’avoir posé des gestes de «mononcles» inacceptables. Déplacé, mais pas criminel, aurait conclu la SQ.

Comme ministre de l’Agriculture, il a su tenir tête à l’UPA, qui exigeait son départ en décembre 2016.

Par la force des choses, ces puissants auront eu gain de cause.