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Quels impacts Trump a-t-il sur la planète?

Quels impacts Trump a-t-il sur la planète?
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Au Canada

Même si la première rencontre entre Justin Trudeau et Donald Trump laissait présager un avenir plutôt cordial entre le Canada et les États-Unis, les choses se sont gâtées dernièrement dans le dossier des échanges commerciaux. Les politiques du nouveau président américain pourraient avoir des conséquences économiques importantes ici.

Une taxe sur le bois d’œuvre

Transport de bois - Senneterre

forêt - forêt industrie - arbres, arbre, bois d'oeuvre
Photo d’archives
Transport de bois - Senneterre forêt - forêt industrie - arbres, arbre, bois d'oeuvre

Trump a décidé d’imposer une taxe douanière de 20 % rétroactive jusqu’à 90 jours sur le bois d’œuvre canadien exporté aux États-Unis. Cette décision pourrait forcer les entreprises forestières à effectuer des mises à pied massives, ont indiqué des joueurs de l’industrie, comme Produits forestiers Résolu. Une baisse du prix du bois d’œuvre au Canada est à prévoir puisque les entreprises canadiennes voudront vendre leur bois de ce côté-ci de la frontière.

Sortie de l’ALENA ?

1,4 M$

Valeur des échanges de biens et services entre le Canada et les États-Unis à chaque minute.

Donald Trump a promis de renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain d'Amérique du Nord, l'ALÉNA, lors de sa campagne électorale.

Mercredi, des rumeurs voulaient que les États-Unis se retirent complètement de l’entente, ce qui aurait un énorme impact sur les exportations canadiennes, notamment dans les secteurs de l’aéronautique et de l’alimentation.

Mais Trump a changé d’avis au dernier moment, alors que le décret mettant fin à l’accord était prêt à signer.

Jeudi, il a indiqué qu’il sortirait du traité avec le Canada et le Mexique s’il n’obtenait pas un «accord équitable» lors de sa renégociation.

Bisbille sur les produits laitiers

Donald Trump s’est attaqué à deux reprises à l’industrie laitière canadienne dans ses discours récents. Selon lui, des producteurs sont poussés à la faillite dans le Wisconsin et dans l’État de New York en raison de pratiques récentes au Canada, sans préciser sa pensée. Il a toutefois promis d’agir.

«Mais pour l’instant, encore une fois, ce ne sont que des paroles et aucune politique n’a été mise en œuvre. Il pourrait très bien encore changer de discours», explique le titulaire de la Chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM, Frédérick Gagnon.

Remaniement ministériel

Le libéral Stéphane Dion a été délogé de son poste de ministre des Affaires étrangères par la députée fédérale et ex-journaliste Chrystia Freeland au mois de janvier.

Des analystes avaient émis l’hypothèse que le gouvernement Trudeau espérait ainsi se préparer à affronter le nouveau président américain, dont les positions sur l’immigration avaient été dénoncées par M. Dion lors de sa campagne électorale.

L’ex-ministre devenu ambassadeur en Europe n’était pas non plus considéré comme un grand communicateur.

Le premier ministre Trudeau n’avait pas écarté, début janvier, que ce remaniement ministériel avait à voir avec l’arrivée imminente de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Des réfugiés aux portes du Canada

Les agents de la GRC ont récupéré un bébé à la frontière américaine près de Hemmingford, en février.
Photo d’archives, Chantal Poirier
Les agents de la GRC ont récupéré un bébé à la frontière américaine près de Hemmingford, en février.

887

Nombre de migrants illégaux interceptés par la Gendarmerie royale du Canada en mars, soit plus du double qu’au début de l’année (644 au Québec)

10 000$

Somme demandée par certains réseaux organisés de passeurs pour aider les demandeurs d’asile à se rendre au Canada.

315

Nombre de migrants illégaux interceptés à la frontière canadienne en janvier (245 pour le Québec).

1868

Depuis trois ans, 1868 réfugiés ont été arrêtés par la GRC le long de la frontière au Québec, principalement dans le secteur du chemin Roxham. Au cours des trois derniers mois seulement, on en compte 1321.

 

Dans le monde

Les relations des États-Unis avec le reste du monde ont changé d’un coup avec l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche. Que ce soit en Asie, en Amérique ou au Moyen-Orient, le portrait global pourrait être profondément transformé dans les prochaines années. Voici quelques «projets» en cours.

Encore loin du mur au Mexique

Des manifestants ont brûlé une tête de Donald Trump en papier mâché devant l’ambassade américaine à Mexico en janvier.
Photo AFP
Des manifestants ont brûlé une tête de Donald Trump en papier mâché devant l’ambassade américaine à Mexico en janvier.
  • Cinq jours après son entrée en fonction, Trump a signé un décret pour la construction d’un mur entre les États-Unis et le Mexique, l’une des promesses les plus emblématiques de sa campagne.
  • Il avait dit que le Mexique financerait le projet, une idée rejetée par le président mexicain.
  • Trump a demandé 1,4 milliard de dollars pour lancer le chantier, mais les démocrates s'y opposent. Les républicains sont aussi divisés sur la question.
  • L’administration Trump a affirmé le week-end dernier que le financement de son mur à la frontière mexicaine était une condition à l’approbation du budget américain vendredi, au risque de paralyser les institutions publiques et gouvernementales.

Russie : c’est compliqué

Vladimir Poutine
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Vladimir Poutine

La relation entre les États-Unis et la Russie, extrêmement tendue lors de la présidence de Barack Obama, a semblé repartir sur de nouvelles bases avec l’arrivée de Donald Trump au pouvoir. Néanmoins, plongé dans des scandales d’échanges d’informations avec les autorités russes, le nouveau président se défend d’entretenir des relations particulières avec le Kremlin. En résulte une relation extrêmement compliquée, qui reste, du moins pour l’instant, plus ouverte que sous l’ère Obama.

Des sanctions contre la Corée du Nord

Début avril, Trump a ordonné à une armada de naviguer vers la Corée du Nord. Les bateaux se sont toutefois dirigés dans la mauvaise direction, ce qui a causé un tollé aux États-Unis.
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Début avril, Trump a ordonné à une armada de naviguer vers la Corée du Nord. Les bateaux se sont toutefois dirigés dans la mauvaise direction, ce qui a causé un tollé aux États-Unis.
  • Après des semaines de menaces réciproques, y compris la possibilité d’une action militaire américaine face aux ambitions nucléaires nord-coréennes, la Maison-Blanche semblerait selon les analystes vouloir revenir à des stratégies plus conventionnelles.
  • Le gouvernement américain a organisé mercredi pour les sénateurs américains une réunion très attendue sur la Corée du Nord. Mais le texte publié à l’issue ne mentionne pas d’action militaire. Il évoque la nécessité de renforcer les sanctions pour provoquer le dialogue, un responsable militaire affirmant de son côté qu’il ne s’agit pas de mettre Pyongyang «à genoux».

Premiers pas avec la Chine

Donald Trump et le président chinois Xi Jinping.
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Donald Trump et le président chinois Xi Jinping.

En campagne électorale, Donald Trump accusait Pékin de sous-évaluer artificiellement sa monnaie et menaçait d'imposer de lourdes taxes sur les importations chinoises. Des menaces qui ne tiennent plus 100 jours plus tard. Saluant les efforts de la Chine pour faire pression sur la Corée du Nord, Trump a expliqué le 18 avril qu'il avait en échange renoncé pour l'instant à ses menaces d'une guerre commerciale contre Pékin. Après avoir rencontré le président chinois Xi Jinping les 6 et 7 avril, Trump a dit avoir «développé une très bonne relation avec lui».

Attaques en Syrie et en Afghanistan

Les États-Unis ont bombardé une base militaire du régime syrien au début du mois d’avril après qu’une attaque à l’arme chimique eut tué une centaine de personnes dans une zone rebelle.

Il y a quelques années seulement, alors que Barack Obama était président, Trump avait exhorté l’ex-président de ne pas attaquer la Syrie, après un évènement semblable.

État islamique

Le 13 avril, Trump s’en est pris au groupe État islamique en Afghanistan en larguant la plus puissante bombe non nucléaire jamais employée par les États-Unis.

L’attaque a tué près de 100 islamistes. Le président avait promis de détruire le groupe terroriste en campagne électorale.

Selon le titulaire de la Chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM, Frédérick Gagnon, ces attaques étaient toutefois «pratiques» pour des raisons de politique intérieure.

«Concernant l’attaque contre le régime syrien, soutenu par la Russie, on commençait à dire que Trump était la marionnette de Poutine et que la Russie détenait des informations contre lui», explique-t-il.

 

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