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Allégations d'enquête bloquée au PLQ : Yves Francoeur «fait mal» au DPCP, dit Vallée

Le silence d’Yves Francoeur depuis ses déclarations fracassantes sur des élus libéraux nuit à la confiance du public envers la Directrice des poursuites criminelles et pénales, estime la ministre Stéphanie Vallée.
Photo Simon Clark Le silence d’Yves Francoeur depuis ses déclarations fracassantes sur des élus libéraux nuit à la confiance du public envers la Directrice des poursuites criminelles et pénales, estime la ministre Stéphanie Vallée.

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Le silence d’Yves Francoeur depuis ses déclarations fracassantes sur une présumée enquête avortée visant des élus libéraux nuit à la confiance du public envers la Directrice des poursuites criminelles et pénales, estime la ministre Stéphanie Vallée.

«Si d’aventure ce que monsieur Francoeur allègue est fondé, qu’il fasse état des faits le plus rapidement possible. Parce que le mal qu’il fait à l’institution est grave», a déclaré lundi la ministre de la Justice, durant l’étude des crédits de son ministère.

  Le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal a déclaré la semaine dernière sur les ondes du 98,5FM qu’une enquête datant de 2012 visant deux élus libéraux, dont un toujours en poste, n’a pas abouti à des accusations en raison de pressions faites sur le DPCP.

Silence radio

Lundi, la Fraternité a confirmé qu’Yves Francoeur a contacté l’UPAC pour faire suite à ses allégations d’obstruction de la justice.

Le chef syndical n’a toutefois pas rencontré le bureau de la DPCP, comme celle-ci l’avait demandé publiquement. «Les autorités compétentes seront rencontrées en temps et lieu», s’est contenté d’affirmer son responsable des communications.

Pas de vérifications

Alors qu’elle niait vigoureusement la semaine dernière que son bureau ait été saisi des conclusions d’une telle enquête, Annick Murphy a précisé lundi que les dossiers qui ne font pas l’objet d’accusations ne sont pas conservés par son bureau. Comme Annick Murphy est entrée en fonction en 2015, elle n’a pas non plus traité le dossier elle-même en 2012.

De plus, selon Yves Francoeur, les deux élus libéraux auraient fait l’objet d’écoute électronique. Mais la DPCP n’a pas consulté le registre des écoutes électroniques, qui relève de sa responsabilité, pour retrouver une trace de l’enquête. «Je n’ai pas fait cette démarche», a-t-elle répondu à une question de la députée péquiste Véronique Hivon.

Annick Murphy a refusé de s’engager à faire la vérification, invoquant l’ampleur de la tâche.