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Labeaume rassure des jeunes pro-SRB à l’hôtel de ville

Interpellé par des jeunes qui veulent sauver le projet de SRB, Régis Labeaume a répondu à leurs inquiétudes en promettant de doter rapidement Québec d’un service de transport collectif d’envergure.
Photo courtoisie Interpellé par des jeunes qui veulent sauver le projet de SRB, Régis Labeaume a répondu à leurs inquiétudes en promettant de doter rapidement Québec d’un service de transport collectif d’envergure.

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Interpellé par des jeunes qui veulent sauver le projet de SRB, Régis Labeaume a répondu à leurs inquiétudes en promettant de doter rapidement Québec d’un service de transport collectif d’envergure. «Ça ne prendra pas 5-10 ans», a-t-il assuré lundi soir.

Alex Tremblay-Lamarche, 28 ans, et Samuel Rooke, 25 ans, se sont présentés au micro à l’hôtel de ville pour déposer une pétition signée par plus de 600 personnes. La grande majorité des signataires, âgés entre 18 et 35 ans, demande au maire de ne pas abandonner le projet de Service rapide par bus même si ce dernier est loin d'être parfait dans sa forme actuelle, reconnaissent-ils. Ils proposent plutôt un projet «bonifié».

«On aspire à une qualité de vie qui inclut un transport en commun efficace. On sait que vous voulez retourner en consultation mais si vous voulez repartir à zéro, on se condamne encore à 5 ans ou 10 ans avant d’avoir quelque chose», se désolent ceux qui estiment représenter la «majorité silencieuse» dans leur groupe d’âge.

Lettre des «exilés»

Le duo a également déposé une deuxième lettre, signée celle-là par 107 personnes qui ont quitté la région de Québec et qui militent en faveur d'un réseau de transport en commun efficace.

«Nous soutenons le SRB parce que le transport en commun, c'est la liberté. Ceux et celles d'entre nous qui habitent Montréal ou Vancouver le savent. Un bon système de transport permet d'aller où l'on veut quand on veut, sans avoir à se soucier de trouver un stationnement, de faire le plein ou de changer d'huile. C'est aussi la liberté de consacrer le temps de nos déplacements à autre chose qu'à contempler le pare-choc de la voiture qui nous précède», peut-on lire.

Labeaume ne prend pas le bus

Sensible à leurs arguments, le maire de Québec a encensé leurs «valeurs» et les a invités à se faire entendre lors des consultations qui auront lieu dans les prochaines semaines.

«Moi, j’ai 60 ans. Je ne prends pas le transport en commun, je ne le prendrai pas dans les prochaines années, je ne suis pas le client recherché, je suis le maire de la Ville. Mais les jeunes, je le sais, c’est dans vos valeurs alors venez vous exprimer parce qu’on ne vous a pas entendus dans les derniers mois malheureusement», a-t-il lâché.

«Le projet de SRB est mort mais je vous garantis que je vais rester en politique tant qu’on n’aura pas réglé la question de l’établissement à Québec d’un service de transport collectif d’envergure», a-t-il renchéri.

Satisfaits de la réponse du maire, les deux jeunes hommes espèrent que leur intervention au conseil de ville aura un effet d'entraînement et incitera d'autres jeunes à se manifester dans les prochaines semaines.

 

Extrait de la lettre des «exilés» au maire Labeaume

«Nous avons tous et toutes vécu à Québec. Nous avons quitté la région pour étudier ou travailler, mais nous y demeurons attaché.e.s. Sans réseau de transport en commun efficace, Québec peut difficilement aspirer à être la ville jeune, moderne et effervescente qui aurait pu nous retenir. Le projet de SRB promet d’améliorer les choses et nous tenons à lui apporter notre soutien.»

Lettre signée par 107 personnes, remise au maire Labeaume lundi soir lors de la séance du conseil municipal