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Troisième lien: «L’expertise, c’est le ministère des Transports», insiste le maire de Lévis

Troisième lien: «L’expertise, c’est le ministère des Transports», insiste le maire de Lévis
PHOTO D'ARCHIVES, STEVENS LEBLANC

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Bien que 12 experts soient d'avis qu'un troisième lien ne réglerait rien au problème de la congestion, Gilles Lehouillier n’en démord pas et campe sur ses positions.

«Ce qu’on a vu, c’est des citations d’experts qui s’expriment. Mais il y aura d’autres experts qui vont s’exprimer aussi. Pour moi, l’expertise, c’est le ministère des Transports qui doit la développer», a soutenu le maire de Lévis lundi matin, en marge d’un point de presse.

Quelle valeur accorder, dans ce cas, à l’opinion unanime exprimée par 12 experts des domaines du transport, de l’urbanisme et de l’économie? «Moi, ça ne m’inquiète pas, a assuré M. Lehouillier. Ça fait des années qu’on parle d’un troisième lien [...] Il ne faut pas mettre le couvercle sur la marmite. Il faut aller au fond du débat.»

Ce dernier s’est malgré tout dit «convaincu» que la congestion routière serait réduite par le troisième lien. «Les ponts [actuels] sont [...] rendus depuis plusieurs années au-delà de leurs capacités. Il y a lieu d’envisager un troisième lien qui serait quant à nous à l’est», a-t-il répété.

Développement économique

Gilles Lehouillier a mentionné qu’un éventuel troisième lien ne servirait pas uniquement à contrer le problème de la congestion. D’après lui, l’enjeu du développement économique de la grande région de Québec est tributaire du bouclage de réseau autoroutier. «Le troisième lien est une nécessité [...] Le gouvernement a débloqué un budget substantiel pour aller au fond des choses», a-t-il dit en faisant référence aux 20,5 millions de dollars du bureau de projet du troisième lien. La priorité devrait être désormais de regarder d’autres scénarios «moins coûteux» que le budget de 4 milliards de dollars avancé dans l’étude de faisabilité d’un tunnel qu'a produite le professeur Bruno Massicotte, a-t-il ajouté.

M. Lehouillier regrette par ailleurs que certains experts «voient encore Lévis comme une ville de bungalows», alors qu’il s’agit d’une «ville entièrement autonome par rapport à son développement».