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Troisième lien: pas une solution miracle, selon Guérette

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Daniel Mallard/Agence QMI La chef de Démocratie Québec et candidate à la mairie, Anne Guérette.

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Le troisième lien n’est ni une solution à court terme ni une panacée pour régler la congestion, croit la conseillère et candidate à la mairie, Anne Guérette.

L’élue s’est bien gardée de se prononcer pour ou contre une telle infrastructure entre Québec et Lévis. «Quand le gouvernement aura terminé ses études, on pourra se positionner clairement là dessus.»

Mais la chef de Démocratie Québec a dit comprendre les citoyens qui la réclament. «La congestion augmente et les citoyens sont tannés, on les comprend. Ils voudraient une solution à court terme.»

Mais ce projet ne sera pas réalité avant 10, voire 15 ans, dit-elle. «Il n’y a pas UNE solution miracle qui va venir régler le problème de congestion.»

Démocratie Québec promet de présenter sa propre solution «permanente», en matière de transports, juste après son congrès du 28 mai.

Experts dans la population

L’autre opposant à Régis Labeaume dans la course à la mairie, Jean-François Gosselin, a fait peu de cas des opinions des experts qui ont soutenu que la congestion ne serait pas allégée avec un troisième lien.

«Pour nous, les experts, c’est la population de Québec. Ça fait peut-être 25-30 ans qu’on parle d’un troisième lien. Moi, si je suis élu maire à l’automne, je vais aller porter ce projet-là directement aux élus provinciaux et fédéraux pour aller de l’avant. C’est un projet qui est porteur d’avenir. On est rendus là.»

Celui qui a fait du troisième lien un de ses principaux chevaux de bataille argue que le choix doit revenir aux citoyens. «Il y en a qui font le choix d’habiter un peu plus loin du centre-ville pour différentes raisons. Moi, j’ai habité à Limoilou et là, j’habite à Beauport. On a fait ce choix-là pour l’école, pour les sports.»

Il convient que l’infrastructure ne réglerait pas tous les problèmes de congestion, mais estime qu’elle est nécessaire pour «aider le développement économique».

Transport en commun

Il voudrait d’ailleurs que le troisième lien accueille du transport en commun. «On n’oppose pas transport en commun et réseau routier, au contraire, ça prend les deux, ça prend deux réseaux performants.»

— Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée et Taïeb Moalla