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Du grand Bélanger

La tournée Paloma était de passage au Grand Théâtre, mardi

De passage au Grand Théâtre, Daniel Bélanger a choisi de revoir les trésors de sa riche discographie, complètement revampés, au grand plaisir des spectateurs. Et il remet ça mercredi soir...
Photo Jean-François Desgagnés De passage au Grand Théâtre, Daniel Bélanger a choisi de revoir les trésors de sa riche discographie, complètement revampés, au grand plaisir des spectateurs. Et il remet ça mercredi soir...

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Le Grand Théâtre a été témoin mardi de moments de grâce, de moments d’extase signés Daniel Bélanger. Quelques nouvelles pièces, mais surtout des relectures musclées de ses grands classiques ont ravi les fidèles du chanteur, qui renoue intensément avec son pop rock planant.

«Vous êtes envahis par un sentiment de bonheur», nous disait une voix hors champ au tout début, après une introduction loufoque. Effectivement, le sourire sur les lèvres des spectateurs après le concert trahissait ce sentiment de bonheur qu’on leur avait prédit.

Trois ans après une incursion dans le rockabilly avec Chic de ville, le public retrouvait mardi le Daniel Bélanger qu’il a connu il y a 10, 15, 20 ans, de retour avec son rock planant unique.

Ce plus récent spectacle n’est pas tellement celui de Paloma, son dernier et dixième album en carrière, puisque seulement six des pièces du disque se sont insérées dans le généreux concert.

Rendez-vous avec les succès

Daniel Bélanger a choisi de revoir les trésors de sa riche discographie, complètement revampés. Sans les dénaturer, l’artiste a habillé ses airs familiers d’une nouvelle enveloppe sonore, en offrant des relectures fort musclées, tantôt atmosphériques, tantôt résolument rock.

Le meilleur exemple? Tout juste avant l’entracte, Intouchable et immortel s’est transformée en «jam» rock alternatif de dix minutes complètement hallucinant, devant des projections hyperactives. L’ovation a été instantanée.

Tout juste avant, il avait aligné Chante encore avec une finale électrisante, Les temps fous, Fou n’importe où, Dans un spoutnik, bref, de quoi rassasier les fidèles.

Les chansons de Bélanger poussées à un autre niveau sont en grande partie une gracieuseté de ses quatre musiciens qu’on croirait issus d’un groupe rock, soit Guillaume Doiron à la guitare, Jean-François Lemieux à la basse, Alex McMahon à la batterie, et le multi-instrumentiste Alain Quirion.

Le bonheur s’est poursuivi en deuxième partie, avec la nouvelle Il y a tant à faire, déjà un classique aux côtés de Rêver mieux, Le parapluie et Te quitter.

Au rappel, la communion avec le public a atteint son apogée avec Sèche tes pleurs. Bien qu’il n’ait plus rien à prouver, Daniel Bélanger a une fois de plus démontré qu’il était un génie de mélodiste.

Daniel Bélanger répète l’expérience mercredi soir, au Grand Théâtre. Il sera en spectacle au Cégep Lévis-Lauzon le 30 novembre, puis en tournée jusqu’en 2018.