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L’importance de démystifier la magie

Luc Langevin est porte-parole du 7e Festival de magie de Québec

Luc Langevin est porte-parole du 7e Festival de magie de Québec.
Photo Didier Debusschère Luc Langevin est porte-parole du 7e Festival de magie de Québec.

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Alors que la plupart des magiciens veulent préserver à tout prix le mystère entourant leurs numéros, Luc Langevin pense différemment. À l’occasion du 7e Festival de magie, le porte-parole de l’événement souhaite lever une partie du voile sur son milieu, question d’amener le public à s’y intéresser davantage.

«Je rêve du jour où il y aura autant de shows de magie que de shows d’humour», lance l’illusionniste en marge du festival, qui débute jeudi.

Bien qu’un spectacle de magie coûte très cher à produire, Luc Langevin aimerait qu’il y ait plus de spectacles de magie et que le public soit davantage ouvert.

«Les gens se déplacent pour aller voir des shows d’humour, des concerts, mais ont peu le réflexe de faire le geste d’acheter un billet pour un spectacle de magie. Ils ont l’image de la magie pour les enfants, mais ce n’est plus le cas», dit-il.

En effet, l’illusionniste originaire de Québec explique que la magie connaît un tournant depuis quelques années. «Tranquillement, les magiciens partout sur la planète délaissent l’image classique de la magie, de l’homme en tuxedo qui a une cape et qui sort un lapin d’un chapeau ou qui scie une femme en deux», explique-t-il.

«Les nouveaux magiciens sont jeunes, se font beaucoup connaître sur le web. Ils font de la magie avec des objets très purs, des objets tout simples comme des pièces de monnaie, des élastiques. La magie se rapproche des gens. De plus en plus, il commence à y avoir des stars de la magie, avec une magie particulière, un peu comme moi qui fais de la magie avec la science.»

Une conférence sur son parcours

Luc Langevin présentera vendredi soir, au Capitole, une conférence sur son parcours professionnel et sur son cheminement personnel à travers sa carrière. La conférence ne s’adresse pas seulement aux magiciens: son parcours atypique risque d’en inspirer plus d’un.

«J’avais beaucoup de difficultés quand j’étais jeune. La magie a été un moyen pour moi d’accomplir bien des choses. Je vais aussi partager comment je pensais trouver le bonheur avec la célébrité et ce n’est pas le cas.»

À ce sujet, il s’explique: «Je suis devenu connu. Soudainement, on me reconnaissait dans la rue. Quand j’ai vécu ça, je me suis rendu compte que ce n’était pas ça que je voulais. J’avais un manque de confiance en moi, et quand on n’a pas confiance en soi, on est porté à faire en sorte que les autres aient confiance en nous à notre place. Je croyais que si tout le monde me reconnaissait comme un grand magicien, ça allait régler le problème. Mais il a fallu que je fasse autre chose», philosophe-t-il.

Où sont les femmes?

Luc Langevin le concède, il y a très peu de femmes en magie, et elles ne sont pas connues du grand public.

«Ç’a été longtemps un milieu d’hommes, explique-t-il. Les femmes n’ont pas vraiment eu de modèles, mais c’est en train de changer. La majorité des garçons qui commencent la magie font ça pour attirer l’attention au début. Il y a quelque chose de très masculin dans le fait de s’isoler et de pratiquer des choses bizarres comme ça.»

- Le Festival de magie de Québec se déroule jusqu’à dimanche. Plusieurs endroits seront animés, dont le quartier Petit Champlain, la place D’Youville, le quartier Saint-Roch et le Domaine Maizerets.

3 trucs à faire au Festival de magie

  • Spectacle d’Hector Mancha
  • Hector Mancha est considéré comme le meilleur magicien au monde.
  • Jeudi 4 mai, 20 h, au Capitole


Conférence de Luc Langevin

  • L’illusionniste se confie sur son parcours professionnel et son cheminement personnel à travers sa carrière. La conférence est précédée d’un concours de magie.
  • Vendredi 5 mai, 19 h, au Capitole

Grand Gala de magie

  • Luc Langevin reçoit, entre autres, Hector Mancha (Espagne), Boris Wild (France) et Rob Zabrecky (États-Unis).
  • Samedi 6 mai, 20 h, au Capitole