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Moreau parle d'acharnement journalistique

Pierre Moreau
Simon Clark/Agence QMI

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Le Parti libéral du Québec est victime d’acharnement journalistique, selon le président du Conseil du trésor Pierre Moreau.

«C’est évident qu’à mon point de vue, il y a un dessin dont on commence à cerner les contours. En médecine, on appelle ça de l’acharnement thérapeutique. C’est-à-dire qu'on beurre épais pas mal», a affirmé le ministre lors d’une mêlée de presse ce matin, en marge du caucus libéral.

Questionné sur les nouvelles révélations de notre Bureau d’enquête concernant l’ancienne directrice du financement du PLQ qui n’aurait pas dit toute la vérité durant la commission Charbonneau, il a insinué qu’il s'agissait d’une prise de position politique.

«Là, ça ressemble à un tir groupé qui ressemble à une position politique à l’encontre du parti qui représente le gouvernement», a-t-il allégué, écorchant au passage les oppositions.

«M. Bourassa disait: “Quand les oppositions sont faibles, les journaux prennent la relève.”»

Selon lui, les informations dévoilées dans Le Journal commencent à nuire politiquement au parti libéral et sont «parcellaires».

«Là, clairement, je vais vous dire ce que je pense. C’est qu’on essaie de faire tirer des conclusions de renseignements qui sont essentiellement parcellaires. Ni vous ni moi ne savons si on a l’ensemble du portrait. Ce n’est pas comme ça que les enquêtes se passent. C’est pour ça que les enquêtes doivent être confiées à la police», a souligné M. Moreau.

Ne défendre personne

Selon les informations de notre Bureau d’enquête, l’ex-directrice du financement du Parti libéral du Québec (PLQ), Violette Trépanier, aurait exercé des pressions politiques pour influencer des nominations à différents postes d’administrateur d’organismes de l’État, dont Télé-Québec.

«Vous n’avez pas l’ensemble du témoignage, parce qu’on en tire des extraits. Puis vous avez quelques courriels. Vous ne savez pas si c’est l’ensemble de la chose. Vous ne savez pas les communications qui entourent les communications», a signalé M. Moreau, assurant qu’il ne cherchait pas à défendre qui que ce soit.

«Je dis seulement qu’il faut être extrêmement prudent quand on dévoile une partie d’une information.»

En parler plus

Le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, soutient que les journalistes doivent de poser des questions et révéler des dossiers dans lesquels «il y a eu effectivement un trafic d’influence».

«Moi, je ne vois pas comment ils peuvent blâmer les journalistes, là. C'est même surprenant qu'on n'en parle pas plus au Québec».

Fouiller

De son côté, le Chef du Bureau d’Enquête du Journal Québec et du Journal de Montréal a soutenu que ses journalistes font leur travail.

«Au Bureau d'enquête, nous ne sommes pas là pour débattre avec les politiciens, mais pour fouiller des histoires. Or, on en a des excellentes. Allez les lire», a affirmé Antoine Robitaille.