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Les ministres Freeland et Sajjan rencontrent leurs homologues américains à Washington lundi et mardi

Harjit Sajjan ministre défense
Photo AFP Harjit Sajjan.

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Alors que les questions de défense et de commerce tiennent actuellement le haut du pavé dans les relations entre le Canada et les États-Unis, deux importants ministres de Justin Trudeau se rendent à Washington pour rencontrer leurs homologues américains.

La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, et son collègue de la Défense, Harjit Sajjan, seront dans la capitale américaine ces lundi et mardi pour participer à des réunions avec le secrétaire d’État, Rex Tillerson, le secrétaire à la Défense, James Mattis, et le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, ainsi qu’avec des intervenants importants, a annoncé dimanche le gouvernement canadien.

Au cours de ces réunions, les deux ministres canadiens discuteront «des priorités du Canada et de la collaboration entre les deux pays».

«Le Canada et les États-Unis représentent deux pays dont la relation est l’une des plus étroites, pacifiques et mutuellement avantageuses dans le monde», est-il indiqué dans le communiqué annonçant la visite de Mme Freeland et de M. Sajjan, sans plus de précisions.

Toutefois, ces rencontres de haut niveau arrivent alors que le ministre Sajjan a déclaré dans un discours il y a quelques jours que les Forces canadiennes étaient sous-financées et que son gouvernement allait y remédier. Ottawa doit annoncer d’ici peu sa nouvelle politique de défense dans la foulée des consultations publiques lancées l’an dernier.

De plus, cette visite de M. Sajjan à Washington survient à 10 jours de la réunion des dirigeants des pays de l’OTAN à Bruxelles, qui aura pour thèmes principaux le partage du fardeau et la lutte contre le terrorisme. En mars dernier, le secrétaire d’État Tillerson avait pressé les pays membres de l’OTAN à indiquer de quelle façon ils prévoyaient faire grimper leurs dépenses en matière de défense à 2 % de leur PIB. Le Canada consacre actuellement environ 1 % de son PIB à la défense et aurait donc à doubler son budget pour satisfaire les demandes américaines, faisait valoir au début du mois un journaliste du «Toronto Star».

En mars, M. Tillerson invitait les pays alliés à préparer leurs plans avant le sommet de l’OTAN qui aura lieu le 25 mai. Le Canada devrait donc avoir quelque chose à présenter lors de ce sommet.

En matière d’affaires étrangères et de commerce avec les États-Unis, deux créneaux qui relèvent de la ministre Freeland, les sujets importants ne manquent pas non plus. Outre la sécurité à la frontière, les questions du libre-échange et du bois d’œuvre sont actuellement très chaudes également.

En outre, la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain devrait débuter incessamment. Le 20 avril dernier, le président Trump, en disant qu’il voulait renégocier l’accord en assurant les intérêts américains à défaut de quoi il entamerait une procédure de retrait de l’entente, avait affirmé que son administration allait faire connaître ses propositions dans les deux semaines suivantes.

Puis, il y a l’accord bilatéral sur le bois d’œuvre qui est aussi d’actualité depuis que le département américain du Commerce a décidé le mois dernier d’imposer des droits compensateurs sur le bois canadien, affirmant que ce dernier est injustement subventionné et que cette situation nuit aux producteurs américains.