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Labeaume veut le pouvoir d’autoriser les travaux en milieux humides

Les villes ont trop d’interlocuteurs lorsque vient le temps de développer un projet qui touche un milieu humide, soutient le maire de Québec, qui veut obtenir les pleins pouvoirs pour délivrer les permis.
PHOTO DIDIER DEBUSSCHERE Les villes ont trop d’interlocuteurs lorsque vient le temps de développer un projet qui touche un milieu humide, soutient le maire de Québec, qui veut obtenir les pleins pouvoirs pour délivrer les permis.

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Les citoyens ont trop d’interlocuteurs lorsque vient le temps de développer un projet qui touche un milieu humide, soutient le maire de Québec, qui veut obtenir les pleins pouvoirs pour délivrer les permis.

Le maire Régis Labeaume a présenté ses arguments hier devant la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 132 concernant la protection des milieux humides et hydriques.

«Nous demandons que la Ville se voie confier la responsabilité totale de gérer le régime d’autorisation des milieux hydriques et humides sur son territoire», a martelé M. Labeaume devant les élus de l’Assemblée nationale.

Ainsi, la Ville veut être en mesure de délivrer les autorisations pour des travaux touchant un milieu humide. En ce moment, cette prérogative revient au ministère de l’Environnement.

Selon M. Labeaume, cette demande est conforme aux nouvelles responsabilités octroyées à Québec dans le cadre de l’entente sur le statut de capitale nationale signée l’an passé et qui lui permettait d’exercer certains pouvoirs en matière environnementale.

La ville compétente

«On revient avec cette demande pour avoir tous les leviers pour nous permettre de faire de l’aménagement du territoire cohérent», a pour sa part appuyé la directrice du Service de la planification et de la coordination en aménagement du territoire de la Ville, Marie-France Loiseau.

M. Labeaume plaide que la Ville a toutes les ressources pour faire aussi bien que le Ministère. «On est aussi vertueux que les gens au ministère de l’Environnement. On a les mêmes convictions. Planifier c’est une chose, mais si tu n’es pas capable d’exécuter ta planification, ça ne donne pas grand-chose.»

Le gouvernement gère en fonction de l’ancien maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a pesté le maire, qui veut se distancier de l’ancienne méthode qui consistait selon lui à «se foutre» des milieux humides dans les projets de développement.

Volonté de l'état

Le ministre de l’Environnement, David Heurtel, a précisé que le gouvernement a «une réelle volonté pour tendre vers une reconnaissance accrue» du travail des municipalités.

Le ministre pense que les parties «ne sont pas loin de s'entendre».

Le député du Parti québécois Sylvain Gaudreault a souligné le risque d’apparence de conflit de compétence entre la dépendance des villes aux revenus fonciers et la protection des milieux humides.

À cela, M. Labeaume a répondu qu’«il n’y a pas un maire de Québec qui va détruire un milieu humide sans que ça fasse la une des journaux. Et si ça fait la une des journaux, il ne le refera pas deux fois. (...) Le citoyen ne m’élira pas si je détruis un milieu humide.»