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Une mère

<i>Une mère</i></br>
 Alejandro Palomas</br> 
Aux Éditions le Cherche midi, 320 pages
Photo courtoisie Une mère
Alejandro Palomas
Aux Éditions le Cherche midi, 320 pages

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Un petit bijou de livre qu’on vous invite à dévorer sans tarder.

D’emblée, on sera convié à entrer dans le modeste appartement barcelonais d’Amalia, dont le stress est presque palpable. Car pour la première fois depuis des années, cette mère divorcée de 65 ans, souffrant d’un très sévère problème de vision, aura enfin la chance de voir l’un de ses rêves les plus chers se réaliser: célébrer le réveillon du 31 décembre entourée de tous ceux qu’elle aime.

Son fils Fernando ayant eu la prévenance de se pointer un peu plus tôt afin de l’aider à préparer un souper à peu près mangeable, on verra ainsi arriver, au fil des pages, sa fille aînée Silvia – qui viendra sans son mari informaticien –, sa fille cadette Emma – qui, de son côté, n’hésitera pas à imposer à tout le monde sa compagne Olga, la «pièce rapportée» de la famille – et son vieux frère célibataire Eduardo. Une assemblée assez atypique qui, après avoir bu quelques verres, prendra place dans la salle à manger, en nous servant au passage des échanges nettement plus savoureux que les plats d’Amalia. Ce repas offrant une occasion unique de se mettre réellement à table, chaque convive en profitera en effet pour déballer tout ce qu’il a sur l’estomac... sans y aller avec le dos de la cuillère. Et bien avant d’arriver au dessert, on comprendra qu’humour et revirements de toutes sortes font également partie du menu!

Une comédie familiale franchement jubilatoire qui a tour à tour réussi à nous faire rire aux éclats et à nous prendre par les tripes.

 

À lire aussi cette semaine

Novembre

Josephine Johnson, aux Éditions Belfond, 208 pages
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Josephine Johnson, aux Éditions Belfond, 208 pages

On aime beaucoup la collection Vintage de Belfond, dont la vocation est de nous faire découvrir – ou redécouvrir – les grands romans du passé. Prix ­Pulitzer de 1935, celui-ci ­raconte la tragique histoire des Haldmarne, une famille de fermiers qui peinera à survivre sur des terres où plus rien ne pousse depuis que la sécheresse s’est abattue sur la région. Poignant et bien écrit.

Le grand marin

Catherine Poulain, aux Éditions Points, 380 pages
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Catherine Poulain, aux Éditions Points, 380 pages

Un premier roman dont on a beaucoup entendu parler, puisqu’il a à ce jour déjà raflé huit prix littéraires. Il faut dire que l’histoire n’est pas banale: en allant à Kodiak, Alaska, une jeune Française réussira à se faire engager sur un bateau de pêche à la morue où la moindre maladresse pourrait lui être fatale. Un livre fascinant maintenant offert en format de poche.

300 raisons d’aimer Montréal

Claire Bouchard, aux Éditions de l’Homme, 288 pages
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Claire Bouchard, aux Éditions de l’Homme, 288 pages

Grâce à ce guide, on saura désormais exactement où aller pour faire du surf à quelques minutes du centre-ville, savourer les meilleures poutines, arpenter la plus grande ruelle verte, s’approvisionner en champignons ­séchés et frais, nager dans la première piscine publique extérieure ou manger à moins de 5 $. Un must, même si on pense ­connaître Montréal comme le fond de notre poche!

Quand les femmes parlent d’amour

Françoise Chandernagor, aux Éditions le Cherche midi, 256 pages
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Françoise Chandernagor, aux Éditions le Cherche midi, 256 pages

On a souvent tendance à croire que la cuisine végétarienne ne se résume qu’à quelques plats de verdure ­accompagnés de lentilles ou­ de tofu. Cet ouvrage se charge très vite de nous prouver le contraire, cocktail pomelo-mimosa, lasagnes à la courge, salade artichauts-pommes de terre, tartines à l’ail et au brie, pizzas à la polenta, cake aux courgettes ou ­tartelettes aux poires et thym pouvant égayer n’importe quelle table.

 

Frissons garantis

<i>Piégée</i></br>
Lilja Sigurdardóttir</br>
Aux Éditions Métailié, 336 pages
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Piégée
Lilja Sigurdardóttir
Aux Éditions Métailié, 336 pages

Premier tome d’une trilogie intitulée Reykjavik Noir, Piégée se déroule deux ans après la crise économique de 2008, qui a durement frappé toute l’Islande. Sonja Gunnarsdóttir n’aurait donc pu choisir pire moment pour divorcer et obtenir la garde de son petit garçon adoré, ses chances de trouver un emploi bien rémunéré étant pratiquement nulles. C’est ­d’ailleurs à cause de sa pitoyable ­situation financière qu’elle finira par se faire piéger, des narcotrafiquants mal intentionnés ayant vite compris comment en tirer parti et l’obliger à travailler pour eux.

Officiellement à la tête d’une jeune entreprise d’informatique l’amenant régulièrement à faire des allers-­retours à Londres ou à Copenhague, Sonja leur servira ainsi officieusement de mule: d’un voyage à l’autre, elle devra en effet rivaliser d’imagination pour tromper la vigilance des ­douaniers, ses valises contenant ­parfois plusieurs kilos de cocaïne. Et jusqu’à présent, elle a toujours réussi à franchir les portes de l’aéroport de Keflavik sans être inquiétée. Seul le vieil inspecteur des douanes Bragi Smith, qui recule constamment l’heure de la retraite parce que plus rien de bon ne l’attend chez lui, commencera à nourrir certains ­soupçons.

Un suspense efficace, ses courts chapitres nous permettant surtout de suivre l’histoire d’une mère prête à tout pour garantir la sécurité de son fils... et se venger de ceux qui ont fait de sa vie un enfer.