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Il a visité près d’une vingtaine de pays à vélo

Depuis sa retraite, il n’a pas cessé de voyager

Jean Bernier a fait plusieurs randonnées de vélo depuis sa retraite. Sur cette photo d’octobre 2015,  il roule sur le plus grand lac salé du monde, le Salar Uyuni, en Bolivie.
Photo courtoisie Jean Bernier a fait plusieurs randonnées de vélo depuis sa retraite. Sur cette photo d’octobre 2015, il roule sur le plus grand lac salé du monde, le Salar Uyuni, en Bolivie.

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De Vancouver à Joliette, d’Égypte en Afrique du Sud, du Pérou au Chili. Depuis qu’il a pris sa retraite à 59 ans, Jean Bernier estime avoir parcouru près de 30 000 km à vélo dans 18 pays.

«À mon âge, c’est important de rester actif, souligne l’habitant de Saint-Charles-Borromée, dans Lanaudière. Mais j’ai toujours ressenti ce besoin.»

Professeur d’éducation physique pendant 32 ans, M. Bernier n’a jamais été capable de s’écraser sur un sofa. Quand l’heure de la retraite a sonné, il s’est tourné vers le vélo pour «meubler» ses temps libres.

«En naviguant sur internet, je suis tombé sur l’histoire d’un homme de 60 ans qui avait traversé le Canada en vélo en maintenant une moyenne de 180 kilomètres par jour. Je me suis donc lancé le défi», indique l’homme de 67 ans.

Quelques semaines plus tard, M. Bernier parcourait en solitaire les 2397 kilomètres qui séparent Saint-Charles-Borromée, dans Lanaudière, à Saint-Jean, de Terre-Neuve. Un «test» de treize jours qu’il a réussi en maintenant une moyenne de... 185 kilomètres par jour.

«Ça m’a donné la piqûre pour les longues randonnées», dit-il. Il a complété la traversée du Canada l’année suivante.

Un périple inoubliable

Parmi tous ses voyages, celui en Afrique, à l’hiver 2011, est le plus mémorable.

En collaboration avec l’organisme Tour d’Afrique, M. Bernier et les autres participants devaient partir en vélo du Caire, en Égypte, et se rendre jusqu’à Cape Town, en Afrique du Sud.

«Pour maintenir le rythme, on devait pédaler entre 85 et 175 kilomètres par jour. Je peux vous assurer que les journées de 85 km étaient les plus difficiles!», raconte-t-il en riant.

Au bout de quatre mois, 12 000 kilomètres, dix pays et plusieurs crevaisons, M. Bernier a finalement franchi la ligne d’arrivée sous les applaudissements nourris des habitants de Cape-Town.

Du vélo jusqu’à 100 ans

Pour conserver la forme, M. Bernier boit trois tasses de thé par jour et il se fait régulièrement «souffrir» dans son garage.

«Pendant l’hiver, je fais 3 à 4 séances de vélo stationnaire par semaine avec quelques séances de musculation, indique le père de deux garçons dans la vingtaine. L’été, je fais du vélo à l’extérieur six jours par semaine.»

Sur sa liste des destinations à faire, il y en a une qui le démange plus que les autres.

«Mon plus grand rêve serait de partir de la Grande Muraille de Chine et d’emprunter la route de soie jusqu’en Turquie (un trajet d’environ 16 000 kilomètres). Ça fait plusieurs années que j’y pense.

«J’aimerais faire du vélo jusqu’à 100 ans. Je suis encore un p’tit jeune, je veux en profiter!», conclut-il.


Grand amateur de course à pied, Jean Bernier a complété le prestigieux marathon de Boston à trois reprises dans les années 1980.