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À la recherche de ses racines

Bokondji Imama
Photo Agence QMI, Dominic Chan Bokondji Imama

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WINDSOR | À ses derniers moments dans le hockey junior, Bokondji Imama regarde vers l’avenir avec optimisme.

Celui qui était l’homme fort et redoutable a ajouté des aptitudes de marqueur impressionnantes à sa candidature professionnelle pour l’an prochain. D’ici là, il compte bien répondre à quelques questions existentielles après le tournoi de la Coupe Memorial.

Le Montréalais désire s’envoler vers l’Afrique pour y découvrir ses racines familiales. Tout dépend de l’occupation de son été et de ce que lui réserve le Lightning de Tampa Bay. Un contrat offert au choix de sixième ronde de l’encan 2015 reléguerait son aventure à plus tard.

Imama est curieux. Son père, aussi nommé Bokondji, lui montre fréquemment des photos de la République démocratique du Congo, terre ancestrale, au retour de ses voyages. Des clichés de la région de la capitale Kinshasa le font réfléchir.

«Je sais qu’avec mon nom, je ne viens pas du Québec même si j’y suis né. Je me pose beaucoup de questions sur mes racines familiales et je n’ai pas les réponses. Je veux les obtenir, a raconté Boko junior. Je veux voir l’Afrique de mes propres yeux, ce sera mon premier voyage là-bas.»

«Ce que je vois du Congo semble incroyable, a poursuivi le robuste attaquant des Sea Dogs. Quand mon père me montre ses photos, je me dis que ça ne doit pas être vrai. De ce qu’il me raconte, il y a vraiment de beaux endroits.»

Le hockey d’abord

Une volonté qui fait chaud au cœur à sa mère Kumbia Kandolo et Bokondji. Papa aimerait par contre qu’il prépare son entrée chez les pros.

«On a tout le temps pour aller en Afrique, ça ne presse pas. Un jour, il pourra y mettre les pieds, mais avant tout, il devra préparer sa prochaine saison», a indiqué le paternel, un exploitant forestier qui s’y rend quelques fois par année pour travailler.

En désirant partir à la découverte du pays situé au centre de l’Afrique, fiston veut rencontrer son grand-père, ses oncles et tantes qu’il ne voit pas assez souvent. Il a par contre la chance d’en côtoyer la majorité puisque quand les Imama ont quitté l’Afrique, ils se sont installés au Canada et aux États-Unis.