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L’histoire du cinéma à travers 200 appareils d’époque

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C’est l’histoire du cinéma sous nos yeux. Là, une caméra du même type que celle utilisée par Chaplin à ses débuts, plus loin un bioscope de l’ère Méliès, tout partout des lanternes magiques datant du 19e siècle et des projecteurs qui rappellent les premières soirées aux vues.

Ce sont plus de 200 appareils cinématographiques, qui sont autant de témoins de la création et de l’évolution du 7e art, que le collectionneur montréalais François Lemai a cédés récemment à l’Université Laval.

François Lemai, le collectionneur qui a fait don des appareils à l'Université Laval.
Photo courtoisie
François Lemai, le collectionneur qui a fait don des appareils à l'Université Laval.

Le reste de la collection amassée par ce Français d’origine suivra éventuellement. Au total, l’Université disposera de 2000 appareils, un trésor d’une valeur inestimable, s’enflamme Jean-Pierre Sirois-Trahan, professeur au Département de littérature, théâtre et cinéma.

«Avec 2000 objets, nous aurons l’équivalent de ce que possède une cinémathèque nationale. Difficile de dire si c’est la plus grosse collection au monde pour une université, mais je ne connais pas d’équivalent.»

Le jouet de Proust

Pour un historien comme M. Sirois-Trahan, cette collection suscite une fascination sans équivoque. Il a une anecdote pour chaque objet. Le lampascope boule que vous voyez là? Marcel Proust s’amusait avec le même quand il était gamin.

Ce qui saute aux yeux pour l’humain du XXIe siècle, c’est la conception robuste et ingénieuse de ces appareils. «Ils fonctionnent tous», lance Jean-Pierre Sirois-Trahan en actionnant la manivelle d’un projecteur vieux d’un siècle qui répond comme un neuf.

On est loin, se dit-on, de l’obsolescence programmée de nos appareils soi-disant modernes.

Puis, on se retourne et voilà la caméra qu’utilisait le célèbre photographe de guerre Robert Capa. On met l’œil dans le viseur et on s’imagine en train de capter des scènes des plus grands conflits du XXe siècle.

Expositions

Pour l’instant, la collection demeure bien à l’abri au pavillon Caseault de l’Université. Déjà, les appareils serviront à l’enseignement et à la recherche. Mais permettre au grand public de les découvrir dans le cadre d’expositions constitue aussi une priorité. L’année 2018 pourrait voir se matérialiser un projet du genre.

Et il y a aussi le Festival de cinéma de la Ville de Québec qui a l’œil sur la collection. «Nous avons des pourparlers», confirme Jean-Pierre Sirois-Trahan.