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Québec solidaire dirigé par un «Politburo», dit Jean-François Lisée

Le chef péquiste passe à l’attaque

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, ici en compagnie de la députée Agnès Maltais, réagissait hier au retrait de Québec solidaire d’une entente entre les quatre formations politiques indépendantistes réunies à la table du OUI Québec, qui prévoyait une feuille de route vers la souveraineté du Québec.

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Le chef péquiste a laissé tomber les gants, vendredi, après que Québec solidaire eut renié sa signature sur la feuille de route commune vers la souveraineté proposée par le OUI Québec.

Jean-François Lisée a comparé le comité de coordination de Québec solidaire à un «politburo», le bureau politique du Parti communiste sous l’Union soviétique.

«Au politburo, il y avait des gens de mauvaise foi, qui avaient un pouvoir prépondérant et qui ont roulé dans la farine les co-porte-parole, les militants de Québec solidaire, les membres de Québec solidaire, tout le mouvement indépendantiste engagé de bonne foi dans le OUI Québec», a lancé Jean-François Lisée, au cours d’un point de presse où le langage diplomatique des derniers mois a laissé place à des attaques virulentes.

Des ententes entre les deux partis semblent désormais improbables dans un avenir prévisible. Les responsables du parti «n’ont pas démontré qu’ils étaient des interlocuteurs valables, fiables, en qui on pouvait faire confiance», a déclaré Jean-François Lisée. Sa collègue Véronique Hivon ajoute que «la confiance est totalement anéantie».

Entente caduque

Le chef péquiste réagissait au retrait de Québec solidaire d’une entente entre les quatre formations politiques indépendantistes (QS, PQ, ON, Bloc québécois) réunies à la table du OUI Québec, qui prévoyait une feuille de route vers la souveraineté du Québec.

Plus tôt cette semaine, les délégués de Québec solidaire, réunis en congrès, ont également refusé de conclure un pacte électoral avec le Parti québécois.

Alors qu’il prônait la convergence depuis son élection à la tête du PQ, Jean-François Lisée appelle désormais les électeurs et militants de Québec solidaire à se rallier au PQ.

Quant à l’élection partielle dans Gouin lundi prochain, où le PQ a laissé le champ libre à QS afin de favoriser la convergence, Jean-François Lisée estime maintenant qu’il s’agira d’une «victoire vide» pour Gabriel Nadeau-Dubois. «Elle est devenue vide à cause de la décision de QS de tourner le dos au rassemblement», dit-il.

« C’est un peu poussé »

Tout en tentant de calmer le jeu, la porte-parole féminine de Québec solidaire, Manon Massé, déplore l’utilisation du terme «politburo». «C’est un peu poussé, dans le sens où ce sont 14 personnes dûment élues en congrès qui ont tous et toutes la responsabilité du parti», dit-elle.

De son côté, le gouvernement Couillard voit dans l’entente du OUI Québec, devenue caduque, la preuve que le PQ pourrait tenir un référendum dans un prochain mandat, malgré sa promesse de reporter la question à 2022.

«Cette entente-là, elle dit que, dès qu’il y a une élection [d’un parti indépendantiste], la machine est mise en branle», a commenté le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier.