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Julianna Margulies doit son succès à George Clooney

Julianna Margulies doit son succès à George Clooney
Photo AFP

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Paris | L’actrice a profité de son passage au festival Séries Mania, le mois dernier, à Paris, pour donner une entrevue au Journal et revenir sur les rôles les plus emblématiques de sa brillante carrière au petit écran. Une carrière qui n’aurait peut-être pas été si grandiose sans George Clooney!

Avant d’incarner une femme exemplaire dans The Good Wife, Julianna Margulies a d’abord été une célèbre infirmière dans Urgences. Mais il s’en est fallu de peu pour que sa carrière suive une tout autre voie, comme elle l’a révélé lors de sa rencontre avec le public parisien au festival Séries Mania. Son personnage de Carol Hathaway dans Urgences devait initialement mourir dans le pilote de la série, et Julianna Margulies était déjà prête à s’engager dans un autre projet quand elle a reçu un coup de téléphone de l’interprète de Doug Ross, un certain George Clooney.

Un miracle et une bénédiction

«Il m’a laissé un message pour me dire: “Je ne sais pas si tu as déjà accepté un autre travail, mais ce serait mieux que tu attendes un peu ­parce que j’ai l’impression qu’on va t’offrir un ­rôle régulier dans la série”», a raconté l’actrice qui a suivi le conseil de son partenaire. Résultat: Carol Hathaway est miraculeusement revenue à la vie, et Julianna Margulies a porté sa blouse d’infirmière durant pas moins de six saisons. «C’est une bénédiction pour moi d’avoir joué ­Carol aussi longtemps, parce que c’est un ­personnage que j’admire au même titre qu’Alicia, mon personnage dans The Good Wife», a-t-elle confié au cours d’une entrevue dans un grand ­palace de l’avenue Montaigne.

«J’imagine que si j’avais dû incarner une ­prostituée pendant sept ans, ça n’aurait pas été la même chose», a ajouté l’actrice, en référence à son premier rôle au cinéma, en 1991, dans le film d’action Out for Justice. «Je devais jouer une prostituée latina et j’avais menti en disant que je parlais espagnol pour avoir le rôle. Finalement, j’ai dû apprendre par cœur mes répliques. Je me souviens aussi que Steven Seagal, que je ne connaissais pas du tout à l’époque, avait interdit à tout le monde de porter du noir sur le plateau. Il voulait être le seul à pouvoir s’habiller en noir.»

Alors qu’elle a récemment fait ses adieux à l’avocate Alicia Florrick, autre personnage ­emblématique de sa carrière, Julianna Margulies ne semble pas pressée de s’engager dans une ­nouvelle série. «Je me suis sentie comme libérée quand j’ai terminé le tournage de The Good Wife, avoue-t-elle au Journal. Alicia aimait garder ses émotions pour elle, et se dévoilait rarement. Et ce fut un peu oppressant d’incarner ce personnage aussi longtemps. Mais son sens de la repartie et sa capacité à faire passer beaucoup de choses en un seul regard me manquent aussi beaucoup. J’ai aimé jouer une femme aussi intelligente.»

Julianna Margulies n’a pas envie non plus de ­reprendre le personnage d’Alicia, même le temps d’un caméo, dans The Good Fight, la nouvelle ­série dérivée de The Good Wife. «Les King ­(Robert et Michelle King, les créateurs des deux séries) m’ont demandé de le faire, mais je ­préfère ne pas le faire. C’est vraiment la série de Christine Baranski (Diane Lockhart) et Cush Jumbo (Lucca Quinn) et je n’ai pas envie de venir leur voler la vedette. C’est leur histoire, et je trouverais ça étrange pour moi de revenir après avoir fait mes adieux.»

Un nouveau projet avec George Clooney?

L’actrice sera prochainement à l’affiche de la version américaine de la comédie française ­Intouchables. «J’ai vraiment un tout petit rôle dans le film, mais je rêvais de tourner avec Bryan Cranston (qui reprend le rôle tenu par François Cluzet dans la version française). Je ne suis ­restée que deux jours sur le plateau, mais on a partagé une très belle scène ensemble.» George Clooney lui a encore proposé un nouveau projet. «Il m’a envoyé un scénario de science-fiction. C’est une histoire très intéressante. En fait, tant qu’on ne me propose pas un nouveau rôle ­d’infirmière ou d’avocate, ça me va!»