/opinion/columnists
Navigation

Le top 3 de la semaine: les gros bras roses

Coup d'oeil sur cet article

Cette semaine, un kamikaze islamiste a massacré des innocents en Grande-Bretagne, le Québec connaît une énième grève de la construction et le maire de Québec a dévoilé son plan de match pour les audiences sur les transports. Voici mon top 3.

1. UN GROS FAIT DIVERS
AFP

L’attentat de Manchester n’est qu’un gros fait divers. Vous me trouvez écœurant? Mais regardez autour de vous!

Regardez les États, nos dirigeants. Nos services de sécurité. C’est juste encore le même cortège d’avatars, de pleurs, de fleurs. Comme à Berlin, Nice, Orlando. La même mièvrerie occidentale si méprisée par les fous d’Allah.

Chaque attentat semble nous engourdir. Nous devenons comme englués dans une sinistre impuissance, contaminés par une toxique rectitude.

Comme anéantir l’Islam radical? Serait-il trop tard?

Au lieu de sombrer dans le vivre ensemble rose nanane, l’Occident devrait valoriser davantage les musulmans progressistes.

Eux qui veulent sortir l’Islam de sa grande noirceur pourraient se révéler être l’antidote idéal pour contrer le poison de l’intégrisme.

2. UNE AUTRE GRÈVE
Photo Fotolia

Une autre grève de la construction, et c’est le retour «des gros bras», mais à la différence près que cette fois-ci, les gros bras sont ROSES.

«On ne veut pas travailler le samedi, on veut être avec nos enfants...!» Pas mal fort de café!

Même les éducatrices de la CSN dans nos CPE n’ont jamais poussé le bouchon aussi loin. La ligne syndicale est habile.

Et quelque part, obliger les ouvriers à entrer le samedi donnerait un pouvoir démesuré à des entrepreneurs abusifs.

Au-delà du ballet de la négociation, ce conflit révèle encore une fois la désuétude de ce type de syndicalisme.

La population n’a jamais eu autant la peau aussi «courte». Nos politicos le savent trop bien.

3. THÉÂTRE D’ÉTÉ
Photo Jean-François Desgagnés

Québec aura enfin son théâtre d’été! Ce sera les éventuelles audiences sur le transport collectif.

Pas de comédiens de série B, mais plutôt Alexandre Turgeon et Étienne Grandmont, les chantres du défunt SRB, fanatiques de mégalomanies payées par «les autres», c’est-à-dire nous-mêmes.

Régis, lui, sera assis à l’arrière de la salle, pour «observer»...

Soyons lucides: en agissant ainsi et en isolant la Rive-Sud, Labeaume cherche à faire avaliser prestement sa nouvelle mégaobsession. Un nouveau gigaprojet antivoitures style métro ou tramway, estampillé par la «gauche durable».

Quiconque accorderait une valeur au document, dont cette messe accouchera, commettrait une grave erreur.

MISE AU POINT : TROP-PERÇUS D’HYDRO-QUÉBEC

Dans une chronique publiée le 8 avril 2017 dans le Journal de Québec sous le titre Hydro-Voleurs et diffusée depuis cette date sur le site internet de ce journal, notre chroniqueur Dominic Maurais a écrit qu’Hydro-Québec avait commis un vol en ne remboursant pas les gains d’efficience qui lui ont permis au cours des dix dernières années d’encaisser des surplus par rapport à la marge bénéficiaire consentie par la Régie de l’Énergie. Or, selon Hydro-Québec, le chroniqueur aurait dû indiquer que les montants de ces gains d’efficience ont déjà été remboursés aux Québécois par le biais de dividendes qu’Hydro-Québec verse chaque année au gouvernement. De plus, aurait dû être mentionné le fait qu’Hydro-Québec a proposé dès 2014 à la Régie de l’Énergie un mécanisme visant le partage de ses surplus avec sa clientèle mais que ce mécanisme a été suspendu par le gouvernement du Québec jusqu’au retour de l’équilibre budgétaire de la province. Nous regrettons les inconvénients qui auraient pu être causés par la publication de cette chronique.