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Sommet du G7 à La Malbaie: des dizaines de millions $ en retombées économiques à prévoir

Manoir Richelieu
Photo d'archives Un sommet du G7 devrait se tenir au Manoir Richelieu en mai 2018, à La Malbaie.

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La tenue du sommet du G7 à La Malbaie en mai 2018 devrait se traduire par des dizaines de millions $ en retombées économiques de toutes sortes dans la grande région de la Capitale-Nationale.

Les mesures de sécurité déployées par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) feront d’ailleurs à elles seules gonfler la facture de l’événement.

Selon plusieurs sources, les coûts de la sécurité pourraient atteindre facilement les 300 millions $ pour le gouvernement fédéral.

On croit que plus de 5000 policiers de la GRC et membres des forces armées canadiennes seront déployés sur le terrain lors de ce sommet.

En 2002, la tenue du sommet du G8 dans la ville isolée de Kananaskis, en Alberta, avait permis au fédéral de s’en tirer avec une facture de 192 millions $.

Moins importante

L’expert en sécurité Michel Juneau-Katsuya est toutefois d’avis que la facture de la sécurité ne sera pas aussi imposante que lors des derniers sommets du G7 organisés au pays.

«La configuration géographique du site du Manoir Richelieu ne nécessite pas un déploiement aussi important. Je ne vois pas comment ça pourrait atteindre les 100 millions $», a-t-il indiqué au Journal.

En 2010, au sommet du G8 à Huntsville, en Ontario, le fédéral avait déplié plus de 300 millions $ pour l’organisation et la sécurité. La GRC avait payé 60 millions $ pour loger ses 5500 policiers en service.

Même si le sommet se déroule à plus d’une heure de route de Québec, les hôteliers de la capitale s’attendent à voir leurs établissements se remplir lors de l’événement.

Les hôteliers salivent

«Ça va donner un coup. On s’attend à d’importantes retombées pour les hôteliers», a fait valoir la présidente de l’Association hôtelière de la région de Québec, Michelle Doré.

«Les nombreuses délégations de pays qui accompagneront les chefs d’État ainsi que les médias auront un impact économique important», a souligné le porte-parole de l’Office du tourisme de Québec, Éric Bilodeau.

«Juste avec la délégation américaine, on parle de plus de 1000 personnes à loger. Ça va faire beaucoup de monde en ville à nourrir et à loger», s’est réjoui le président de la Chambre de commerce de Québec, Alain Aubut.

Des sommets qui coûtent cher

Sommet du G8 à Huntsville et G20 à Toronto en 2010

  • Coûts : 1,1 G$

Sommet du G8 à Kananaskis en 2002

  • Coûts : 292 M$

Source : Gouvernement fédéral