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Les ostéopathes québécois réclament un ordre professionnel

Une pétition de 19 000 noms vient d’être déposée à l’Assemblée nationale

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Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a déposé, mercredi, à l’Assemblée nationale, une pétition réclamant la création d’un ordre professionnel pour les ostéopathes québécois.

«Il y a urgence d’agir. Cela fait trois ans qu’on y travaille fort, pour réduire le plus possible les préjudices à la population. Cette pétition envoie un message fort qu’il est temps que le gouvernement s’engage à la création d’un ordre professionnel ­distinct pour les ostéopathes», a signalé en entrevue le président d’Ostéopathie Québec, Marc Gauthier.

Selon M. Gauthier, ces milliers de ­signatures ont été recueillies en l’espace de cinq semaines. La démarche a notamment reçu l’appui de l’animateur Patrice L’Écuyer et de l’artiste Catherine Major.

«À l’heure actuelle, l’ostéopathie n’est pas réglementée par le système professionnel québécois, bien que plus de 2 millions de traitements soient effectués par les ostéopathes professionnels, chaque année», a illustré M. Gauthier.

Respect des normes

Ostéopathie Québec regroupe près de 1350 membres, ce qui correspond à 75 % des ostéopathes en exercice dans la ­province.

«On s’assure que nos membres ­respectent les normes établies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), entre autres 4200 heures de ­formation initiale en ostéopathie, à la suite de l’obtention d’un diplôme ­collégial. On ne sait toutefois pas ce que les autres 25 % d’ostéopathes ont comme cours», a ­précisé M. Gauthier.

Manque de formation

Certains ostéopathes ont obtenu leur diplôme en six mois sur internet, dit-il.

«Des ostéopathes sont peu formés. Le niveau de compétence est très variable, ce qui donne lieu à des préjudices et des poursuites.

Comme association, même si nous avons des mécanismes en place pour nos membres, notre bras de levier n’est pas assez puissant», opine-t-il.