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Offensive des cégeps contre l’anxiété chez les étudiants

Le programme Zenétudes dans 11 établissements

Quebec, Assemblee nationale
Photo Stevens LeBlanc

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Confrontés à l’augmentation de l’anxiété et de la dépression chez les jeunes, des cégeps lancent une offensive pour aider leurs étudiants à être plus zen.

Cet automne, onze cégeps répartis un peu partout dans la province implanteront le programme Zenétudes, qui est né d’un projet de recherche développé par Diane Marcotte, professeure au département de psychologie à l’UQAM. À moyen terme, la moitié des collèges prévoient aller de l’avant avec cette approche, selon un sondage réalisé récemment par la Fédération des cégeps.

Selon différentes études, de 20% à 30% des cégépiens présentent des symptômes d’anxiété et de dépression qui nuisent à leurs études, poussant même certains à décrocher. «Les chiffres sont en croissance», indique Mme Marcotte, qui s’intéresse depuis longtemps aux problèmes de santé mentale chez les jeunes.

Pour aider les étudiants à faire face à cette réalité, l’équipe de Mme Marcotte a développé avec le cégep Sorel-Tracy une nouvelle approche, qui mise sur la prévention et l’intervention de groupe.

Le premier volet de ce programme se déroule en classe, où des enseignants sensibilisent les étudiants aux symptômes de l’anxiété et de la dépression, tout en abordant les réalités de la transition du secondaire au collégial, qui est vécue difficilement par certains.

«Cette transition est devenue plus difficile, affirme Mme Marcotte. Il y a plus de choix, donc plus de stress. Le tabou de l’échec est très fort.» Par la suite, deux ateliers sur la gestion de l’anxiété et la prévention de la dépression sont offerts. Les étudiants peuvent s’y inscrire volontairement.

Un questionnaire de dépistage est ensuite distribué et les étudiants qui présentent des symptômes sérieux d’anxiété ou de dépression sont invités à participer à une série de 10 ateliers.

Limoilou emboîte le pas

Dans la région de Québec, le cégep Limoilou mettra en branle ce programme à la rentrée. «On veut agir en prévention», affirme Nanci Paquette, coordonnatrice aux affaires étudiantes et communautaires, qui souligne que l’augmentation de l’anxiété chez les étudiants «est quelque chose qu’on observe partout au Québec».

La directrice adjointe des études, Marie-Josée La Haye, souligne que ce programme de prévention est en lien avec l’approche de dépistage précoce développé au cégep au cours des dernières années, qui permet à des enseignants de signaler un élève en difficulté à l’aide d’un logiciel informatique.