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Nadeau-Dubois s’inspire de Bernie Sanders

Entrevue du Samedi - Gabriel Nadeau-Dubois
Photo Ben Pelosse Gabriel Nadeau-Dubois
Québec solidaire

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Gabriel Nadeau-Dubois a profité de l’élection partielle dans Gouin pour tester l’approche de «mouvement social» qu’il veut créer à Québec solidaire (QS) en s’inspirant de Bernie Sanders.

Pour le jeune député de 27 ans, QS doit se transformer pour obtenir plus de sièges en 2018.

«Québec solidaire, pour le moment, ressemble encore un peu trop à un parti traditionnel, affirme-t-il. La clé du succès, pour les mouvements progressistes qui ont fonctionné à travers le monde, c’est de s’éloigner un peu de cette manière-là, très classique, et de se structurer comme un mouvement social.»

Celui qui sera assermenté demain à l’Assemblée nationale a d’ailleurs voyagé aux États-Unis, en France et en Grèce au cours des dernières années pour s’inspirer de leurs pratiques.

Plus d’autonomie

Concrètement, il souhaite donner plus d’autonomie aux militants, qui pourront organiser des événements sans attendre l’accord de la direction du parti.

«On ne les invite pas seulement à des réunions et des congrès, mais à faire de l’action politique au quotidien, que ce soit en ligne ou dans la vraie vie», dit Gabriel Nadeau-Dubois.

Durant la campagne pour l’élection partielle dans Gouin, GND a d’ailleurs testé une approche empruntée à la campagne de Bernie Sanders, candidat de gauche aux dernières élections présidentielles américaines.

Plutôt que de réunir les militants dans un local pour réaliser son pointage, le parti a permis à des bénévoles, partout au Québec, de faire des appels à partir de chez eux.

«Ce qui fait qu’on avait un bénévole à Natashquan qui a fait 94 appels en une soirée», relate l’élu de 27 ans.

Faire confiance

Toutefois, ça signifie aussi de confier ses listes d’appels à de purs inconnus. «Ces gens-là, on ne les a jamais rencontrés, dit Gabriel Nadeau-Dubois. Alors, ça nécessite de faire confiance aux gens, d’accepter d’être un peu moins hiérarchique.»

En Europe, la France insoumise a aussi adopté cette approche décentralisée. Si bien que des militants dans certaines régions n’avaient pas le même discours que celui de leur candidat, Jean-Luc Mélenchon.

«Il y a un risque, reconnaît GND. Mais, en retour, ça permet de démultiplier l’énergie militante.»