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Six autoroutes ciblées pour le transport collectif

L’autoroute Laurentienne
Photo d'archives L’autoroute Laurentienne

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Outre l’autoroute Charest, privilégiée par l’administration Labeaume, cinq autres corridors autoroutiers auraient la capacité d’accueillir un nouveau mode de transport collectif dans la grande région de Québec.

Pas moins de six tronçons auraient donc le potentiel de faire passer un tramway, un service rapide par bus (SRB) ou un système léger sur rails (SLR) qui «offrirait une solution attrayante comme mode de transport alternatif à l’utilisation de l’automobile individuelle», apprend-on dans l’étude produite par le consortium CIMA/HMM entre 2009 et 2011.

L’autoroute Félix-Leclerc (entre Laurentienne et Henri-IV), l’autoroute Henri-IV nord (entre l’avenue Industrielle et Félix-Leclerc), l’autoroute Laurentienne (entre le boulevard du Lac-Beauport et la 40), l’autoroute 20 (de part et d’autre des accès aux ponts) et l’autoroute Robert-Cliche (entre la Beauce et les accès aux deux ponts) «pourraient être envisagées pour y insérer un mode de transport collectif».

Quant à l’autoroute Charest (A-440), le tracé identifié à partir de l’autoroute Henri-IV ne se rendait pas plus loin que l’avenue Saint-Sacrement. Ces six corridors ont été ciblés en raison de la largeur de leurs terre-pleins et de leur capacité à «insérer une voie en site propre», séparée physiquement des voies consacrées à la circulation automobile. Aucun d’eux, cependant, n’aboutissait au centre-ville de Québec.

Voies réservées en priorité

«Pour l’autre situation, là où le terre-plein central n’est pas suffisamment large, on peut dire que tout ajout de nouvelle voie sur le réseau autoroutier de la région métropolitaine devrait prioritairement être réservé au transport collectif», suggéraient les auteurs de l’étude.

Le travail des chercheurs, mandatés par la CMQ et le MTQ il y a huit ans afin d’alimenter la réflexion du groupe de travail sur la mobilité durable, n’a jamais été intégré au Plan de mobilité durable (déposé quelques mois avant la fin de cette étude) ni même rendu public par la suite, nous a confirmé une porte-parole de la Communauté métropolitaine de Québec. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis.

À l’époque, les auteurs notaient aussi que «le réseau routier supérieur de la région de Québec est très développé. Avec plus de 125 km d’autoroutes sur le territoire, la RMR de Québec compte le plus haut ratio de kilomètres d’autoroutes par 1000 habitants au Canada.»