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Exposition d’art religieux au MNBA: opération décrochage

Décrochage de la toile Le Christ Prêchant au Musée des Ursulines pour l'exposition Le fabuleux destin des tableaux des abbées Desjardins qui sera présenté au Musée national des beaux-arts du Québec (2017) Photo courtoisie
Photo courtoisie Décrochage de la toile Le Christ Prêchant au Musée des Ursulines pour l'exposition Le fabuleux destin des tableaux des abbées Desjardins qui sera présenté au Musée national des beaux-arts du Québec (2017) Photo courtoisie

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La mise en place de certaines expositions demande énormément de minutie. Celle consacrée à l’art religieux, qui sera inaugurée le 15 juin au Musée national des beaux-arts du Québec, a amené une équipe à procéder à une délicate opération de «décrochage» de toiles dans plusieurs églises du Québec.

L’exposition Le fabuleux destin des tableaux des abbés Desjardins, qui sera à l’affiche jusqu’au 4 septembre, mettra en vedette 70 tableaux réalisés entre le 17e et le 18e siècle.

Ces œuvres qui font partie de 200 toiles qui avaient été saisies lors de la Révolution française. Acquises par Philippe-Jean-Louis Desjardins, dans le but de les sauver. l’homme d’Église les a ensuite expédiées à Québec en 1817, où elles ont été vendues dans des lieux de culte.

Les tableaux en vedette proviennent des collections du MNBAQ, du Musée de la civilisation et 32 étaient dans des églises un peu partout au Québec.

L’opération décrochage, pour récupérer ces tableaux, s’est orchestrée au cours des derniers mois.

«Chaque décrochage, en raison des lieux, représente un défi. Ce sont des opérations délicates, extrêmement complexes et qui sont chorégraphiées comme un ballet afin de s’assurer qu’il n’arrive rien au décor de l’église et aux œuvres décrochées», a expliqué Daniel Drouin, conservateur de l’art ancien au MNBAQ, lors d’un entretien.

 Le tableau Le Christ apparraissant à des religieuses était situé dans le décor du maître-autel de la Chapelle du sacré-coeur du Musée des Ursulines.
Photo Didier Debusschère
Le tableau Le Christ apparraissant à des religieuses était situé dans le décor du maître-autel de la Chapelle du sacré-coeur du Musée des Ursulines.

Travail Complexe

La dernière opération de cette importance avait eu lieu en 2012 lors de la préparation de l’exposition Les Arts en Nouvelle-France.

«Ce n’est pas quelque chose de fréquent», a–t-il laissé tomber, précisant que les églises sont des lieux immenses et que les œuvres sont souvent exposées à des endroits difficiles d’accès.

Le décrochage d’une toile dans une église est une opération beaucoup plus complexe que monter dans un escabeau, prendre le tableau et le descendre.

Une équipe de dix personnes a procédé au décrochage de deux toiles au Musée des Ursulines de Québec.

«La toile intitulée Le Christ apparaissant à des religieuses faisait partie d’un décor complexe derrière le maître-autel. Il a fallu monter un échafaudage afin de pouvoir contourner cette pièce de mobilier liturgique et accéder à la toile», a expliqué Daniel Drouin.

En France

L’autre tableau, Le Christ prêchant, était à trente pieds dans les airs dans le Choeur des religieuses. L’installation de l’échafaudage était complexe parce qu’il devait être monté sur deux niveaux», a-t-il ajouté.

Après avoir été présentée au Pavillon Pierre Lassonde du MNBAQ, une partie de cette exposition traversera l’Atlantique, pour être en vedette du 14 octobre 2017 au 28 janvier 2018 au Musée des beaux-arts de Rennes.

Les tableaux reviendront ensuite au Québec pour être entreposés au MNBAQ et au Musée de la Civilisation et une opération «accrochage», tout aussi complexe, se déroulera afin de les remettre en place.