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Le train de banlieue tabletté

Plusieurs corridors ferroviaires potentiels ont été analysés lors d’une étude en 2011 par la CMQ et le MTQ

VIA Rail annule tous ses trains
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Une étude sur l’utilisation potentielle des emprises ferroviaires, qui identifie plusieurs corridors susceptibles d’accueillir un train de banlieue, a été reléguée aux oubliettes par la CMQ et le MTQ en 2011.

Le Journal a mis la main sur une rare copie de l’étude, dont les conclusions n’ont jamais été rendues publiques.

Finalisée en mai 2011 par le consortium CIMA/HMM, quatre mois après le dépôt du Plan de mobilité durable, elle avait été commandée deux ans plus tôt par la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) et le ministère des Transports (MTQ), qui ont partagé la facture de 210 000 $.

À l’époque, dans un communiqué annonçant le lancement de l’étude, le maire de Québec, Régis Labeaume, qui préside la CMQ, disait vouloir connaître «les options de transport en commun envisageables» dans les emprises ferroviaires et autoroutières.

Les chemins de fer existants – et même démantelés comme le Corridor des Cheminots, qui est devenu une piste cyclable – ont tous été analysés sur les deux rives. Ils ont été classifiés selon leur niveau de potentiel (certain, à vérifier ou aucun).

« Potentiel certain »

Un seul tronçon, celui qui emprunte le pont de Québec entre la gare de Sainte-Foy et la gare de Charny, a obtenu la mention «potentiel certain».

Jugé en «très bon état» lors de la réalisation de l’étude, ce petit corridor de 4,5 km «permettrait de bien gérer la cohabitation de la voie avec le CN et Via Rail.

Les gares y sont déjà existantes et ce lien permettrait de réduire l’achalandage sur les ponts», peut-on lire.

Des obstacles anticipés

Quatre corridors sur la Rive-Nord ont un intérêt mitigé en raison des obstacles anticipés. Celui entre la gare du Palais et celle de Sainte-Foy a un potentiel «élevé», mais la cohabitation avec le CN et Via Rail présenterait «un défi important». La présence de voies d’évitement pourrait cependant pallier le problème.

Le chemin de fer de Charlevoix présente «un certain intérêt», notent les auteurs de l'étude, qui encensent la qualité de la voie et l’accessibilité à la gare du Palais. L’état de la voie sur Champlain de même que l’espace pour la mise en place de gares «restent à déterminer». Quant au Corridor des Cheminots, il faudrait réhabiliter la voie et le seul usage possible est un train léger qui «semble présenter peu d’intérêt», conclut-on.

Enfin, bien des citoyens de Cap-Rouge, Saint-Augustin et Portneuf risquent d’être déçus d’apprendre que le rail de la compagnie Chemins de fer Québec-Gatineau ne présente «aucun potentiel» en raison de «la qualité de la voie et de la complexité de la gestion d’un croisement de voies entre la subdivision Bridge (CN) et ce corridor». Le potentiel du rail du CN, dans l’ouest (subdivision La Tuque) n’a pas été identifié.

À Lévis, seule la «subdivision Drummondville, de part et d’autre de la gare de Charny», qui appartient au CN, présente un certain potentiel, mais la cohabitation avec les trains de marchandises et Via Rail «pourrait représenter un certain défi», tout comme l’implantation d’une gare dans certaines agglomérations.