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Un Américain aux commandes, Guillaume Boivin tout juste derrière

Steve Fisher a devancé dans la dernière ligne droite les sept autres participants qui menaient le convoi, dont Guillaume Boivin (à gauche), qui a pris la deuxième position.
Photo Roger Gagnon Steve Fisher a devancé dans la dernière ligne droite les sept autres participants qui menaient le convoi, dont Guillaume Boivin (à gauche), qui a pris la deuxième position.

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SAGUENAY | L’Américain Steve Fisher s’est imposé de justesse au terme d’un sprint final endiablé à la première étape du Grand Prix cycliste de Saguenay tenue sous une chaleur accablante, hier, dans l’arrondissement La Baie.

Membre de l’échappée avec cinq tours à faire, Fisher a devancé dans la dernière ligne droite les sept autres participants qui menaient le convoi, dont Guillaume Boivin, qui a pris la deuxième position.

À sa première participation à l’épreuve de Saguenay, le coureur de Canyon Bicycles s’est arrangé pour qu’on se souvienne de lui. En combinant sa victoire aux sprints intermédiaires qu’il a remportés, Fisher se pavanait avec les maillots jaune (classement général) et vert (points) au terme de la journée. C’est la première fois qu’il se retrouve comme meneur d’une compétition.

«C’est une course qui est difficile à contrôler alors qu’il y a plusieurs gars qui se retrouvent à l’avant. Nous en avions trois et nous avons couru de façon intelligente ensemble. J’ai suivi les meneurs et j’ai été capable de remporter le sprint. Guillaume est très fort et c’est la personne qui m’inquiétait le plus. Ça m’a porté fruit d’opter pour la gauche au sprint», a expliqué l’athlète de l’État de Washington.

Boivin en voulait plus

Boivin avait promis d’offrir tout un spectacle, spécialement afin de rendre hommage à son grand-père maternel décédé la semaine passée. Même s’il n’a pas obtenu la victoire tant espérée, il a tenu parole.

Le cycliste de Longueuil aux racines saguenéennes en a sué un coup pour rejoindre le groupe de tête, retranchant près de deux minutes à partir de la huitième boucle. Il s’en voulait d’avoir laissé filer Fisher vers les grands honneurs.

Le cycliste Guillaume Boivin
Photo Roger Gagnon
Le cycliste Guillaume Boivin

«Je me sentais quand même vraiment bien. Et je pense que les autres coureurs savaient que je me sentais bien. Dans le dernier tour, il n’y avait pas grand coureur qui voulait rouler avec moi. On a essayé d’attaquer, mais ça niaisait, et dans les deux derniers kilomètres, tout le monde voulait prendre ma roue et je me suis fait attaquer, a raconté celui le porte-couleurs de l’équipe canadienne, qui n’a que quatre secondes de retard sur le meneur.

«Fisher a attendu au bon moment et il m’a surpris un peu en partant une fraction seconde avant moi. Je n’ai pas réussi à le remonter et je suis allé mourir dans sa roue. Considérant qu’avec 50 km, nous étions un peu dans l’eau chaude, nous sommes dans la game pour le classement général.»

Le Mexicain Ulisis Castillo Soto (Jelly Belly) a terminé troisième.

Toujours à La Baie

Vingt-six abandons ont marqué la première journée.

Le cirque demeurera à La Baie pour la deuxième étape prévue aujourd’hui dont le parcours de 171 km sera complètement différent alors que l’arrivée se fera près du quai d’escale.

Bruno Langlois se tourne vers les victoires d'étape

Bruno Langlois a tenté tant bien que mal de sauver les meubles pour le reste de la compétition, mais la pente sera dure à remonter. Le vétéran de Garneau-Québecor se retrouve à 54 secondes du détenteur du maillot jaune.

Alors qu’il ne restait qu’un tour à faire, le champion canadien en titre a mis le paquet pour rétrécir l’écart qui le séparait du groupe de meneurs, après que son coéquipier Marc-Antoine Soucy ait été incapable de maintenir la cadence à l’avant. 

Le cycliste Bruno Langlois
Photo Roger Gagnon
Le cycliste Bruno Langlois

«Quand mon gars a été décroché, il fallait limiter les dégâts, mais personne ne voulait rouler avec moi à la fin comme tout le monde avait un équipier à l’avant, a exprimé le coureur de 38 ans. J’ai roulé le plus vite pour limiter les écarts [...] Le classement général, c’est pas mal terminé, alors je vais y aller pour les étapes.»

Comment entrevoit-il la deuxième étape à La Baie, qui est semblable à celle que les coureurs avaient emprunté en 2014? «Ça va être contrôlé par les gars du [classement] général et va falloir essayer de me faufiler dans une échappée. Mais je suis pas mal marqué [avec mon maillot de champion canadien sur le dos], alors ça va être un peu compliqué. Puis, comme j’avais de bonnes jambes, je risque d’être surveillé.»

Bouchard peine

Même s’il a fini loin derrière le vainqueur, Léandre Bouchard demeurait positif. Il faut dire que l’olympien des Jeux de Rio en vélo de montagne, qui arbore aussi le maillot à la feuille d’érable à Saguenay, utilise la semaine afin de se préparer pour ses prochaines Coupes du monde. Les résultats lui sont secondaires.

«Ce fut un bon entrainement, j’ai quand même été près de 4h25 sur le vélo à la chaleur! Ce fut une belle expérience. Guillaume [Boivin] et Benjamin [Perry] nous guidaient et à la fin, ils ont bien fait. Je m’attends à les aider pour la suite. Cela dit, si c’était à refaire, j’aurais au moins essayé de partir [du peloton], mais ça prend aussi des jambes.»