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Boivin s’approche du maillot jaune

Avec sa 3e place du vendredi, le Saguenéen d’origine n’est plus qu’à 3 secondes du meneur

Émile Jean ( à droite ) s’est imposé à la deuxième étape, à La Baie, alors que Guillaume Boivin ( à gauche ) a obtenu une précieuse troisième place pour conserver ses chances de victoire au classement général. 
Photo Roger Gagnon Émile Jean ( à droite ) s’est imposé à la deuxième étape, à La Baie, alors que Guillaume Boivin ( à gauche ) a obtenu une précieuse troisième place pour conserver ses chances de victoire au classement général. 

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SAGUENAY | Guillaume Boivin n’a pas dit son dernier mot au Grand Prix cycliste de Saguenay. Au terme de la deuxième étape tenue dans les rues de l’arrondissement de La Baie, vendredi, le Québécois est plus que jamais dans la lutte pour l’obtention du maillot jaune.

Boivin, qui roule sous les couleurs de l’équipe canadienne pour la quatrième édition du rendez-vous saguenéen de l’UCI, a pris la troisième position du tracé de 171 km, s’approchant à seulement trois secondes de l’Américain Steve Fisher, le meneur au classement général. Émile Jean et Stephen Bassett, de Silber Pro Cycling, sont grimpés sur les deux premières marches du podium après avoir dompté un vent de face au sprint final.

Si l’étape initiale avait donné lieu à plusieurs changements en tête, la deuxième course a été l’affaire de trois hommes jusqu’au dernier tour. Possédant un moment donné plus de cinq minutes d’avance sur le peloton, le trio formé de Pier-André Côté (Silber Pro), Jean-François Soucy (Garneau-Québecor) et Juri Rupnik (H & R Block) a été absorbé pendant la boucle ultime.

Partenaires encensés

Boivin a profité de l’effort de ses coéquipiers Léandre Bouchard, James Piccoli et Ben Perry avant que l’échappée disparaisse pour se hisser à l’avant-scène du peloton dans les derniers moments de la course. La formation canadienne ne comptait que quatre représentants en raison de la perte de Raphaël Auclair, qui n’a pas complété la première journée.

«Canyon [qui menait le peloton] ne voulait pas revenir dans le dernier tour, alors je suis super fier du travail accompli par James Piccoli et Léandre Bouchard. On a décidé de prendre la course en main au dernier tour. Les gars ont fait un travail colossal. Considérant qu’on était quatre, on est très contents», a souligné le coureur de Longueuil qui a grandi à Saguenay.

Pour une deuxième journée d’affilée, l’ancien membre de Cannondale a toutefois dû se résoudre à abandonner la victoire.

«J’étais tout seul [de mon équipe] et le Mexicain devant moi a décidé d’y aller un peu tôt et il est mort vers les 300 m, ce qui était encore loin. J’ai hésité une petite affaire [à foncer] et les gars de Silber étaient en bonne position. Chapeau à Émile pour son sprint», a-t-il raconté.

Un olympien fier

Engagé dans cette épreuve pour préparer ses prochaines sorties en Coupe du monde de vélo de montagne, Bouchard se félicitait de la besogne quotidienne accomplie.

«On aurait aimé approcher Guillaume plus près avant le dernier virage, mais on a fait de notre mieux à deux [avec Perry après la crevaison de Piccoli]. Ce fut gratifiant de pouvoir les aider et je suis content du travail effectué», a mentionné l’Almatois des Jeux de Rio.

Une première victoire pour Émile Jean

SAGUENAY | À sa cinquième présence en sol saguenéen, Émile Jean a signé sa première victoire UCI en carrière.

«On peut dire que j’étais dû!» a badiné le Trifluvien de 23 ans avant de grimper sur la première marche du podium pour recueillir son ours en peluche – et non un bouquet de fleurs – en guise de récompense.

Membre de Silber Pro Cycling, qui a raflé les deux derniers titres individuels ainsi que ceux par équipe au Grand Prix cycliste, Jean et ses coéquipiers voulaient effacer leur contre-performance de la veille où aucun d’entre eux n’était parvenu à percer le top 10.

«On était déçus de notre performance d’hier [jeudi], car on arrivait ici avec de grandes ambitions. Ça démontre que l’équipe a du caractère d’aller chercher la première et la deuxième place. Pier-André [Côté] a fait un gros boulot dans l’échappée toute la journée et il nous a permis d’être plus tranquilles à l’arrière», a-t-il soutenu.

Jean a appuyé sur l’accélérateur au moment opportun à 300 m du fil d’arrivée. «Je le savais qu’avec le vent de face, il fallait que je décolle tard pour le sprint. J’ai attendu le bon moment et ça a payé.»

Fisher, petit train va loin

Même si son avance a fondu au classement général, Steve Fisher (6e vendredi) a salué le travail de ses partenaires de Canyon qui ont contrôlé le peloton jusqu’à tant que l’équipe canadienne s’en mêle.

«Mes coéquipiers ont très bien roulé et je suis heureux de pouvoir conserver mon maillot jaune pour une autre journée. Non, je n’étais pas inquiet en voyant ceux qui étaient dans l’échappée puisqu’ils n’étaient pas des menaces au classement général», a révélé l’Américain, qui a eu des ennuis avec les vents.

La troisième étape qui aura lieu ce soir, un critérium de 74,5 km dans les rues de Kénogami, pourrait l’avantager. «J’aime les critériums et les autres concurrents en lice pour le maillot jaune excellent dans cette course. Ce sera le fun!»

Bruno Langlois, de Garneau-Québecor, pointe au 10e rang au cumulatif, à 59 secondes du maillot jaune.