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L’Isle-aux-Coudres: le jeune médecin pressenti en réflexion

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Pressenti pour exercer à L’Isle-aux-Coudres où l’unique médecin part sous peu à la retraite, le Dr Jean-François Bouchard ne ferme pas la porte, mais à certaines conditions.

Étant natif de L’Isle-aux-Coudres, ce jeune omnipraticien a un attachement particulier pour l’île. Ses parents y vivent d’ailleurs toujours. Il a toutefois des obligations au Centre de santé de Havre-Saint-Pierre, où il exerce depuis un an, après l’obtention de son diplôme.

«À cause de mes engagements à Havre-Saint-Pierre, ce n’est pas possible pour moi de quitter avant 2018. J’attends, en outre, qu’on me fasse des propositions sur la façon d’organiser la couverture médicale à L’Isle-aux-Coudres. Je suis ouvert au dialogue», précise-t-il en entrevue au Journal.

La conjointe du Dr Bouchard termine sa formation complémentaire d’un an à l’urgence. «À nous deux, on représente 20 % des effectifs médicaux à Havre-Saint-Pierre, pour une population de 6000 personnes. C’est à considérer. Je prends de l’expérience, ici. J’ai trouvé ma place dans le réseau pour l’instant», soulève le Dr Bouchard.

Charge trop lourde

Il ne se voit pas prendre en main du jour au lendemain les 900 patients du Dr Marcel Ethier. «La charge serait trop lourde. Mon but n’est pas nécessairement d’être LE médecin de L’Isle-aux-Coudres, mais que les insulaires aient accès à de bons services», exprime-t-il.

Le Dr Marcel Ethier exerce depuis 20 ans à L’Isle-aux-Coudres, où il offre une grande disponibilité. À 71 ans, il doit partir à la retraite dans quelques jours. Désolé au premier chef que les insulaires se retrouvent sans médecin, le Dr Ethier a indiqué qu’il a annoncé son départ depuis cinq ans déjà.

Nouvelle génération

Comme d’autres jeunes médecins, le Dr Bouchard est moins attiré par le style de pratique du médecin de campagne qui exerce en solo.

Il voit davantage un groupe de médecine familiale qui assurerait des horaires de garde à L’Isle-aux-Coudres et le suivi de patients avec la collaboration d’infirmières praticiennes spécialisées.

«Avec ma conjointe, on pourrait faire une belle équipe», formule-t-il.