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Une deuxième chance grâce à une équipe médicale de Québec

Les six membres ont sauvé la vie de jeunes Sénégalais

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Photo Daniel Mallard De retour d’une mission humanitaire au Sénégal, une équipe de chirurgie cardiaque de l’IUCPQ a vécu une expérience formidable.

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Six membres de l’équipe de chirurgie cardiaque de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) ont contribué à sauver la vie de jeunes Sénégalais, ce printemps, au cours d’une mission humanitaire à Dakar, au Sénégal.

Ces Québécois ont apporté leur expertise aux équipes locales du nouveau centre cardiopédiatrique qui a ouvert ses portes en janvier à l’hôpital Fann, dans la capitale, sous l’égide l’organisme humanitaire français La Chaîne de l’Espoir.

«On a laissé une graine qui va germer», affirme le Dr François Dagenais, chef du service de chirurgie cardiaque à l’Institut, qui a vécu, à l’instar de ses collègues, une expérience humaine et médicale des plus enrichissantes.

«Je pense qu’on repartirait toute la gang!», lance Diane Lebrasseur, infirmière au bloc opératoire, qui n’est pas près d’oublier la chaleur et la résilience de ce peuple. Mme Lebrasseur et son collègue Christian Godbout, infirmier en soins intensifs, ont offert de la formation en soins intensifs au personnel infirmier.

«Il y avait de beaux moniteurs tout neufs, mais les infirmières ne savaient pas comment s’en servir. Elles avaient soif d’apprendre et ne comptaient pas leurs heures», souligne-t-elle.

Choix déchirants

Cette première mission nord-américaine parrainée par La Chaîne de l’Espoir s’est déroulée du 19 février au 4 mars. L’équipe de l’IUCPQ a opéré huit jeunes Sénégalais, âgés de six à 15 ans, chez qui on a remplacé ou réparé des valves cardiaques.

«À une occasion, on a eu douze enfants devant nous. Il fallait en choisir trois. Ça déchirait le coeur. Les pharyngites à streptocoques ne sont pas traitées avec des antibiotiques. Ces infections touchent les valves cardiaques. Le coeur grossit et a du mal à pomper le sang. Ce sont des pathologies qu’on ne voit plus ici», explique le Dr Dagenais.

De petits Sénégalais n’étaient plus capables de marcher ; certains ont été jugés trop malades pour être opérés. Un enfant était même rendu au stade de la transplantation cardiaque.

«Nous avions apporté des valves cardiaques offertes par des fabricants, car il n’y en avait pas beaucoup sur place. La Chaîne de l’Espoir prend en charge le centre pour cinq ans. Le gros défi sera la transition avec le gouvernement sénégalais. On se rend compte qu’on est extrêmement privilégiés, au Québec», souligne le Dr Dagenais.