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Préposés aux bénéficiaires sans diplôme: peu d'inquiétudes pour le ministre Barrette

Le ministre de la Santé s’inquiète peu du fait que les préposés aux bénéficiaires n’aient plus automatiquement besoin d’un diplôme dans ce domaine pour obtenir un emploi, notamment à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ).
Photo d'Archives Le ministre de la Santé s’inquiète peu du fait que les préposés aux bénéficiaires n’aient plus automatiquement besoin d’un diplôme dans ce domaine pour obtenir un emploi, notamment à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ).

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Le ministre de la Santé s’inquiète peu du fait que les préposés aux bénéficiaires n’aient plus automatiquement besoin d’un diplôme dans ce domaine pour obtenir un emploi, notamment à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ).

Le Journal révélait mardi matin que l’IUCPQ assouplissait ses règles en matière de recrutement de préposés aux bénéficiaires (PAB). L’établissement, qui exigeait depuis 2000 que les candidats aient complété avec succès la formation à cet effet, ne ferme désormais plus la porte «aux personnes ayant une expérience dans le domaine».

Le porte-parole de l’Institut, Joël Clément, affirme que dans un tel cas, les connaissances de ces employés potentiels seraient consolidées «en ajustant le programme de jumelage, au besoin». Le président du syndicat des employés de l’Institut se disait prêt à accepter ce compromis dans la mesure où il apportera un peu de répit aux PAB qui subissent la pénurie généralisée.

«Je concède que ce n’est pas parfait, a commenté mardi le ministre Gaétan Barrette. Le diplôme est préférable, mais il n’est pas exigé dans tous les cas. La problématique que l’on a, particulièrement dans la région de Québec [...], c’est qu’il y a un plein emploi et on a de la difficulté à trouver des gens pour ce genre de poste.»

Pour le ministre de la Santé, la situation n’a rien d’un nivèlement vers le bas. «Il y a encore plus bas, c’est-à-dire l’absence de services en quantité requise. Le plus bas, c’est de ne pas avoir ces gens-là [...] C’est la balance des inconvénients. Est-ce qu’on doit avoir moins de personnel ou plus de personnel incluant des gens qui acquièrent leur formation sur le terrain?», questionne-t-il.

Qualifications «plus limitées»

M. Barrette ne craint pas non plus pour la qualité des services prodigués, affirmant que les qualifications requises par un PAB sont plus «limitées» que celles d’un chirurgien, par exemple. «On parle de qualifications importantes, mais qui peuvent s’acquérir par l’expérience sur le terrain ne serait-ce par le contact avec des gens qui eux, ont la formation», soutient-il. 

L’IUCPQ a ouvert une vingtaine de postes de PAB garantissant davantage d’heures de travail. Pénurie oblige, le CIUSSS de la Capitale-Nationale a fait un recrutement intensif dans les 14 derniers mois, qui s’est concrétisé par 531 embauches de PAB. Il reste encore 73 postes à combler sur les 2300 préposés à l’emploi du CIUSSS. Les préposés d’expérience sans diplôme ainsi que ceux qui ont suivi une formation accélérée de cinq semaines sont considérés.