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Bois Hamel continuera d’exporter aux États-Unis

Nicolas Hamel, president de BOIS HAMEL
Le Journal de Québec Nicolas Hamel
Président de Bois Hamel

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L’entreprise beauceronne Bois Hamel, qui est à l’origine du mur artéfact de place des Canotiers à Québec, pourra continuer d’exporter ses produits vers les États-Unis sans que ceux-ci soient assujettis aux droits compensatoires.

Le président, Nicolas Hamel, compte bien utiliser cette réalisation comme carte de visite pour dénicher de futurs clients du côté sud de la frontière.

En effet, depuis qu’il sait que ses produits sont exempts de la taxe imposée sur le bois d’œuvre, M. Hamel a de quoi se réjouir.

Place des Canotiers représente le contrat le plus important décroché par la jeune entreprise fondée en 2010 qui est une division de la scierie Clermond Hamel ltée, elle-même directement impactée par les mesures protectionnistes de Donald Trump.

Contrat de 700 000 $

La réalisation de place des Canotiers représente un contrat de 700 000 $ pour Bois Hamel sur les 39 M$ qui ont été investis pour réaliser l’ensemble du projet.

«C’est un contrat qui va nous aider à nous faire connaître», a poursuivi M. Hamel qui souhaite doubler son chiffre d’affaires d’ici deux à trois ans.

En attendant, le volume d’affaires de Bois Hamel tourne autour de 3,5 M$.

«Notre division n’est pas touchée par les droits compensatoires parce qu’on envoie un produit fini aux États-Unis. Je reprends donc la distribution du côté américain pour développer ce côté-là. J’avais mis un frein, mais maintenant, on est prêt», a dit M. Hamel.

Réorganisation des marchés

L’impact des droits compensatoires de 20 % se fait beaucoup plus sentir du côté de la scierie Clermond Hamel dont les exportations vers les États-Unis ont chuté de plus de la moitié. Alors que les exportations représentaient près de 50 % du chiffre d’affaires, elles s’élèvent maintenant autour de 20 %, affirme-t-il.

Pour se conformer, l’entreprise a dû verser une rétroactivité de 90 jours précédant l’entrée en vigueur des nouvelles mesures. Jusqu’à présent, la scierie a pu éviter les mises à pied.

«On vend plus du côté canadien qu’américain. Sur la production, cela n’a absolument rien changé. On tourne jour et nuit», a dit M. Hamel.