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Programme de récupération en supermarchés déployé au Bas-Saint-Laurent

Bloc alimentation
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Le programme de récupération en supermarchés des Banques alimentaires du Québec sera maintenant déployé au Bas-Saint-Laurent. Développé par Moisson Montréal, ce programme fait l'objet d'un projet pilote.

Cette initiative va permettre aux Banques alimentaires du Bas-Saint-Laurent de recevoir davantage de denrées. Déjà cinq épiceries participent au programme. Au cours des trois prochaines années, on souhaite en ajouter 10 de plus.

Au Bas-Saint-Laurent, 50 000 familles demandent de l’aide alimentaire chaque mois aux différents organismes, et qui vivent la frustration de se rendre à l’épicerie sans pouvoir acheter certains articles.

«[C’est] déchirant, a souligné le directeur général de Moisson Mitis, Gilles Dufour. Moi, comme DG, ça me trouble. Mais en même temps, il faut la dénoncer la pauvreté. Il ne faut pas la publiciser, mais la dénoncer. C’est une réalité. J’ai beaucoup de respect pour les personnes qui utilisent nos services.»

Le programme vient pallier les problèmes existants des épiceries qui n’avaient pas les infrastructures ni l’espace nécessaire pour entreposer les denrées périssables.

Ce programme est surtout une structure de travail, qui permet de mettre les denrées dans des bacs. Les organismes de type «Moisson» viennent ensuite les chercher chaque jour pour les redonner aux plus démunis.

«Non, ça ne règle pas les problèmes, croit le porte-parole de l’opposition officielle en matière de lutte contre la pauvreté et député de Rimouski, Harold Lebel. Mais si on arrive à des solutions comme ça, c’est qu’il y a une réalité. C’est vraiment parce que des gens sont coincés dans la pauvreté. On ne parle pas de gens qui sont sur le bien-être social, mais bien de gens qui travaillent au salaire minimum. On parle d’étudiants, on parle d’étrangers qui n’ont pas d’emploi, on parle de personnes handicapées qui sont écartées du marché du travail. Il y a une grande réalité sur laquelle il va falloir s’interroger éventuellement.»

Seulement 10 % de nourriture gaspillée au Canada provienne des. Pour les consommateurs, cette statistique monte à 50 %.