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Tragédie à bord d’un luxueux navire

Tragédie à bord d’un luxueux navire
Photo courtoisie

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Experte dans l’art de mener ses intrigues à bon port et de faire passer un excellent moment à ses lecteurs, l’incomparable Mary Higgins Clark leur propose une croisière à bord d’un luxueux paquebot qui tourne au drame dans son nouveau roman, Noir comme la mer.

Dans cette intrigue fascinante, glamour à souhait, empreinte du mystère des pierres précieuses légendaires, Mary Higgins Clark invite tout le monde à bord du Queen Charlotte, un tout nouveau navire de luxe où 100 passagers ont embarqué.

Mary Higgins Clark, Noir comme la mer, Éditions Albin Michel, environ 370 pages
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Mary Higgins Clark, Noir comme la mer, Éditions Albin Michel, environ 370 pages

Celia Kilbride, experte en pierres précieuses, s’y trouve pour fuir les médias après l’arrestation de son fiancé. À bord se trouve aussi Lady Emily Haywood, une richissime octogénaire qui a l’intention de porter un collier d’émeraudes qui, selon la légende, porte malheur à quiconque l’emporte en mer.

Intrigue

Après trois jours de navigation, Lady Em est retrouvée sans vie et son collier a disparu. Les soupçons se portent sur son assistante et sur son représentant légal, invités à bord, de même que sur un avocat. Celia, surveillée de près par l’assassin, aura hâte de retourner à terre. Et pour le pur bonheur de ses lecteurs, on y retrouve aussi Alvirah, un personnage coloré qui apparaît dans de nombreux romans.

Mary Higgins Clark, cette grande dame du suspense au sens de la répartie extraordinaire, s’est bien divertie en écrivant cette intrigue qui se déroule sur cinq journées. «C’est mon éditeur Michael qui a eu cette idée, dit-elle en entrevue. J’avais l’habitude d’être invitée à bord de bateaux de croisière pour donner des conférences. En échange, j’étais toujours en première classe. Je suis montée à bord du Queen Elizabeth II, du Queen Mary et des navires de la Holland America Line.»

«Pourquoi ne pas imaginer un navire luxueux, tout neuf, dont le design est inspiré du Titanic, sur lequel ne se trouveraient que 100 passagers?» poursuit-elle. Cela lui donnait la possibilité d’imaginer une histoire en huis clos.

«Lady Em fait remarquer qu’elle n’a jamais dégusté autant de caviar!» dit Mary, qui s’est inspirée de sa tante Mary Haywood pour créer le personnage. «Ma mère l’a toujours appelée Lady Haywood... c’était un surnom qui n’était pas nécessairement flatteur.»

Superstitieuse ?

Le fameux collier de Cléopâtre dont il est question dans le roman est sorti tout droit de l’imagination de la romancière. «J’ai déjà eu une bague sertie d’une émeraude – rien de comparable au collier de Cléopâtre. Et je me suis documentée sur l’histoire de la joaillerie à travers les âges. Le bijoutier de qui mon mari a acheté la bague m’a expliqué que de nombreuses légendes y étaient rattachées, mais j’ai créé la mienne pour l’intrigue. Et je voulais qu’elle soit bonne!»

Mary Higgins Clark n’est pas particulièrement superstitieuse, mais elle partage cette anecdote. «Il y a plusieurs années, j’étais à un dîner avec une amie lorsqu’une femme qui lisait dans les lignes de la main nous a offert de nous prédire l’avenir pour 5 $. Quand elle a regardé ma main, elle s’est exclamée: «Je ne peux pas croire ce que je vois! Vous allez être célèbre dans le monde entier, vous allez gagner beaucoup d’argent, vous allez vivre jusqu’à un âge très avancé et vous allez mourir à l’étranger. Les trois premières prédictions se sont réalisées... Donc je me demande si je dois voyager à l’étranger ou pas!»

Cet été, elle passera ses vacances sur la côte Est, au New Jersey, et dans son cottage de Cape Cod, mais elle prévoit aussi faire une croisière aux Bermudes à la mi-juillet. «Je vais donc être à l’étranger... On va bien voir ce qu’il va se passer!»

♦ Mary Higgins Clark est la reine américaine du suspense.

♦ Ses romans ont été vendus à des mil­lions d’exemplaires à travers le monde.

EXTRAIT

«Lady Em hésitait dans le choix des bijoux qu’elle arborerait le soir au cocktail du commandant.

«Je crois que je vais opter pour le collier de Cléopâtre, dit-elle à Brenda. J’avais l’intention de le mettre demain, au dîner du commandant, mais pourquoi attendre? Je l’ai depuis cinquante ans et je ne l’ai jamais porté en public.»

Son regard se brouilla au souvenir des dîners en tête à tête avec Richard au cours desquels il racontait l’histoire de la quête du collier par son père. Elle leva les yeux vers Brenda. «Qu’en pensez-vous?»

- Pourquoi pas?», fit Brenda d’un ton indifférent. Elle se reprit aussitôt. «Oh, excusez-moi, lady Em, je voulais dire que vous avez eu si peu d’occasions de le montrer que vous devriez profiter de cette opportunité, surtout après la conférence de Célia Kilbride. Tout le monde sera fasciné.»

- Mary Higgins Clark, Noir comme la mer