/news/health
Navigation

Un quotidien marqué de tics et d’obsessions

Les parents d’un garçon atteint du syndrome de la Tourette trouvent des trucs pour qu’il soit à l’aise

Étienne Miville
Photo Courtoisie Étienne Miville, 10 ans, est atteint du syndrome de Gilles de la Tourette. Seulement prendre une photo est difficile en raison de ses nombreux tics. La photo en sautant est son idée.

Coup d'oeil sur cet article

L’ISLET | Les parents d’un garçon atteint du syndrome de Gilles de la Tourette font tout en leur pouvoir pour rendre à l’aise ceux qui côtoient leur fils dans le but d’alléger son quotidien marqué de tics et d’obsessions.

Étienne Miville, 10 ans, a commencé à faire des grosses crises de colère et à se désorganiser à l’école il y a environ trois ans. Il s’est mis à avoir des tics, à faire des sons d’animaux avec sa bouche et à faire claquer sa langue.

L’enfant se désorganise dès qu’on lui demande d’arrêter un tic ou si on change sa routine.

Il peut siffler, parler en grognant comme Donald Duck, cligner des yeux, craquer ses jointures, faire le doigt d’honneur (qu’il cache dans ses poches) ou faire des grimaces.

Pour alléger le plus possible son quotidien, sa famille s’est employée à sensibiliser les élèves de son école, le personnel, ses proches et même les gens de L’Islet qui côtoient Étienne. Ils sont donc plus à l’aise avec lui et le comprennent mieux.

Diagnostic long à arriver

«Ç’a été très demandant et très long avant d’avoir un diagnostic. On lui a même fait l’école à la maison pendant six mois en 2015 tellement la situation était devenue difficile», raconte sa mère, Dany Fortin.

En décembre 2015, le diagnostic du syndrome de Gilles de la Tourette, un trouble neurologique, est tombé. Malgré la lourdeur de cette annonce, sa mère, son père Martin Miville et son frère Jonathan, neuf ans, ont été soulagés de pouvoir enfin expliquer à tous le comportement du garçon.

« Possédé du diable »

Dany Fortin a pris conscience de l’importance de sensibiliser les gens autour de lui lorsqu’un jeune ami a demandé pourquoi Étienne «était possédé du diable».

«Évidemment, ça ne paraît pas tout le temps, c’est un handicap invisible et imprévisible, mais ça rend sa vie sociale difficile. C’est pourquoi on fait tout pour le soutenir et augmenter son estime», dit-elle.

En plus des mouvements incontrôlés qui peuvent parfois lui provoquer des douleurs aux abdominaux, Étienne Miville manque d’inhibition et est obsessif compulsif.

«Lors d’un cours d’éducation physique, il a dit à un ami que son chandail rentré à l’intérieur de ses pantalons, c’était laid. Il était tellement obsédé à l’idée qu’il fallait sortir le chandail du pantalon de son ami qu’il a dû être mis de côté pendant tout le cours. À la fin de la classe, il n’y avait plus de problème», raconte-t-elle.

Les principaux tics d’Étienne Miville

  • Sons du tigre et de la dinde
  • Cris aigus
  • Bégaiement
  • Claquement de langue
  • Mots grossiers
  • Moue
  • Mouvements brusques
  • Haussement des sourcils
  • Lancer des objets
  • Imiter les mouvements des autres
  • Jambe qui part de côté
  • Se mord la bouche