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Décrochage en chute à l’école Vanier

En cinq ans, l’établissement secondaire a réussi à réduire son taux de moitié

À l’école secondaire Vanier, le programme Le diplôme avant la médaille, créé par l’entraîneuse Béatrice Turcotte Ouellet ( à gauche sur la photo ), a permis à des jeunes comme My-Lan Trang ( à droite ) de reprendre goût à l’école.
Photo Stevens LeBlanc À l’école secondaire Vanier, le programme Le diplôme avant la médaille, créé par l’entraîneuse Béatrice Turcotte Ouellet ( à gauche sur la photo ), a permis à des jeunes comme My-Lan Trang ( à droite ) de reprendre goût à l’école.

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Alors que des milliers d’élèves québécois viennent de célébrer la fin des classes, l’école secondaire Vanier à Québec peut se vanter d’avoir réussi un véritable tour de force en ayant réduit de moitié son taux de décrochage en cinq ans.

Il y a quelques années, cette école située en milieu défavorisé affichait l’un des pires bilans de la province en matière de décrochage.

Avec un taux de 57 % en 2010 selon les données du ministère de l’Éducation, l’école Vanier arrivait au troisième rang au triste palmarès des écoles secondaires québécoises où le taux de décrochage est le plus élevé.

Cinq ans plus tard, le portrait a radicalement changé. Le taux de décrochage a chuté pour atteindre maintenant 23 %, d’après les plus récents chiffres disponibles qui datent de 2015.

«On voit une nette progression», se réjouit le directeur, Dany Roux.

Dany Roux, Directeur de l’école Vanier
Photo courtoisie
Dany Roux, Directeur de l’école Vanier

 

Le sport comme motivation

Plusieurs mesures mises en place au cours des dernières années peuvent expliquer cette remontée spectaculaire, à commencer par le programme Le diplôme avant la médaille qui mise sur le sport pour motiver les jeunes à réussir à l’école.

Pour avoir du temps de jeu, les élèves doivent avoir de bonnes notes et s’ils sont à risque d’échec, ils doivent assister à des séances d’aide aux devoirs.

«Il y a eu des bonds importants grâce à ce programme, que l’on reconduit l’an prochain évidemment», affirme M. Roux. Cette année, environ une centaine de jeunes y participent sur un total de 380 élèves. Parmi eux, 60 % sont allophones, provenant de 34 différents pays.

Au cours des dernières années, la valorisation des équipes sportives a considérablement changé le visage de cette école autrefois mal-aimée, affirme le directeur.

«On est allés chercher des bannières pour nos équipes, ce qui n’avait pas été vu ici depuis 20 ans, lance-t-il. Il y a toute une effervescence au niveau sportif et un véritable sentiment d’appartenance qui est en train de se développer.»

Cet élan est renforcé par la présence de nouvelles installations sportives extérieures disponibles depuis l’an passé, financées en partie par la Ville de Québec, le gouvernement provincial et des partenaires privés, ajoute M. Roux. «On commence à en sentir les effets, on pense que nos chiffres vont continuer de s’améliorer», dit-il.

Les technologies en classe

Mais il n’y a pas que le sport qui change le visage de l’école. Depuis trois ans, l’école Vanier a aussi mis sur pied le projet Cybernétique, qui mise sur l’utilisation des technologies en classe.

«Ce n’est pas une seule chose, on pense que tout ça mis ensemble fait la différence, indique M. Roux. Et le fait que l’équipe soit regroupée derrière un plan de réussite qui répond vraiment aux besoins des jeunes, ça laisse sa marque.»

L’école secondaire Vanier

380 élèves dont :

20 % qui sont en adaptation scolaire

20 % qui sont passés par une classe de francisation

60 % au secteur régulier