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Glenn Gumbley reconnu coupable d'allégations diffamatoires

Glenn Gumbley reconnu coupable d'allégations diffamatoires
Photo Roby St-Gelais

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Une publication du compte Twitter de la CHLPA a retenu l'attention de plusieurs tard dimanche soir.

Glenn Gumbley, le Montréalais derrière le projet de syndicalisation dans le hockey junior (CHLPA), y allait de cette déclaration sur le réseau social bien connu :

«Dans les dernières années, j’ai tenu plusieurs propos diffamatoires contre la LHJMQ et son commissaire, M. Gilles Courteau, dans lesquels j’affirmais qu’ils étaient liés au crime, à la fraude, à la corruption, à l’exploitation d’enfants, à l’évasion fiscale, aux parjures, à la manipulation et qu’ils étaient des criminels.»

La publication se poursuivait ainsi : «Ces affirmations ont été retirées de tous les sites et médias sociaux sous mon contrôle et je présente mes excuses à la LHJMQ et à son commissaire, M. Gilles Courteau.»

La raison de ce revirement complet de situation?

Glenn Gumbley vient d’être reconnu coupable d'allégations diffamatoires par la Cour supérieure du Québec.

TVA Sports a mis la main sur le jugement du juge David R. Collier, J.S.C.

Le verdict est sans appel.

Gumbley est condamné à payer 5000 $ en dommages punitifs à la LHJMQ et 10 000 $ au commissaire Gilles Courteau (dommages punitifs et dommages moraux).

La Cour ordonne aussi la fermeture du site de la CHLPA et de ses comptes Facebook et Twitter.

Le document de justice reproduit de nombreuses attaques vicieuses de M. Gumbley.

En voici quelques-unes...

«Barbare et produit de corruption»

«La LHJMQ, une organisation illégale et corrompue»

«Les équipes de la LHJMQ tirent profit de l’exploitation d’enfants»

«Gilles "Shitbag" Courteau»

Ulcéré par les attaques répétées de M. Gumbley sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter en particulier) et sur le site Internet de l’organisation, la LHJMQ et son commissaire Gilles Courteau avaient mis M. Gumbley en demeure l’automne dernier.

La LHJMQ jugeait que Glenn Gumbley se cachait derrière la CHLPA, et s'en servait de tribune pour diffuser des propos diffamatoires et malicieux.

«La nature répétitive et constante de vos allégations sans preuves dans le domaine public ne peuvent être considérées que comme un effort déterminé et malicieux pour détruire la réputation de nos clients sans cause valide, écrivent les avocats de la LHJMQ et de Gilles Courteau. Des actions d'une telle mauvaise foi ont des conséquences», pouvait-on lire dans la mise en demeure en novembre.