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Un pied dans la bouche: loufoque et divertissant

Un pied dans la bouche
Photo courtoisie Isabelle, interprétée par Frédérique Bradet, se retrouve prisonnière d’une situation rocambolesque.

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Comédie folle et débridée par moment, la pièce Un pied dans la bouche met en vedette une solide distribution de comédiens dans un spectacle divertissant dans la tradition des théâtres d’été.

À l’affiche au Nouveau théâtre de l’île d’Orléans jusqu’au 3 septembre, le texte écrit par Claude Montminy met en scène une série de quiproquos et de malentendus initiant une situation impossible, loufoque et rocambolesque.

Isabelle, conseillère d’une ministre, découvre, en allant garnir le réfrigérateur de sa grand-mère de plats préparés et congelés, qu’elle est très mal en point et qu’elle en a, peut-être, pour une semaine, maximum.

Vivant un énorme malaise, face à cette situation, Isabelle lui fait croire, instinctivement, afin qu’elle puisse partir en paix, qu’elle attend la venue d’un enfant.

Et voilà, deux jours plus tard, lors d’une autre visite, qu’Isabelle, qui s’attend à découvrir une grand-mère morte ou à l’agonie, découvre une femme vivante et en forme comme jamais.

Toute la mécanique entourant Un pied dans la bouche repose sur les malentendus et quiproquos générés par cette fausse grossesse qu’Isabelle devra maintenir beaucoup plus longtemps que prévu, et durant sept mois.

Elle pourrait lui avouer le mensonge, mais elle a peur que la nouvelle l’approche à nouveau de ses derniers jours.

Dès qu’elle se met à, peut-être, penser que cette grossesse est fausse, la grand-mère s’étouffe et vacille.

Isabelle se retrouve prisonnière d’une situation propice à de multiples débordements.

Elle formera un faux couple avec son stagiaire et trouvera une façon pour simuler le ventre qui grossit.

Un bon moment

Ce couple impossible, interprété par Frédérique Bradet et Maxime Beauregard-Martin, fonctionne à merveille. Ils sont crédibles et particulièrement drôles.

Dans le rôle du jeune stagiaire hyperémotif, près de sa mère, qu’il surnomme sa « mamounette » et qui en met plus qu’il le faut, pour rendre la situation impossible crédible, Maxime Beauregard-Martin brille sur les planches. Il joue, et il chante et danse dans un numéro complètement surréel sur une pièce de Céline Dion.

La distribution est complétée par Pierre-Yves Charbonneau, Caroline Stephenson et Sébastien Dorval, qui ont, aussi, leurs bons moments sur les planches.

Carol Cassistat a ajouté, dans une mise en scène axée sur le jeu des comédiens, quelques éléments intéressants avec une séquence jouée en accéléré et une série d’arrêts sur image à la fin de la pièce.

Fidèle à la tradition des comédies estivales, Un pied dans la bouche est léger et joué très gros par moment. Certains gags sont prévisibles, mais produisent tout de même leur effet. On retrouve de bonnes lignes qui font rire le public, des comédiens qui brillent dans les situations loufoques et rocambolesques mises en place. C’est très divertissant et on passe un bon moment.