/entertainment/feq
Navigation

P!nk au Festival d'été de Québec: un concert pop qui frise la perfection

Performance à couper le souffle de la vedette américaine sur des plaines d’Abraham bondées et euphoriques

Coup d'oeil sur cet article

On nous avait promis du spectaculaire et P!nk a tenu parole de brillante façon. Mise en scène à couper le souffle, effets visuels soignés et une tonne de hits: devant des plaines d'Abraham bondées et illuminées du rose de circonstance, la chanteuse a offert un concert pop qui frisait la perfection, samedi soir.

C'était le premier grand rendez-vous du 50e anniversaire du Festival d'été et à n'en point douter, la star était attendue avec fébrilité. C'était d’ailleurs l'euphorie quand les 50 000 bracelets de la firme Pixmob distribués à l'entrée se sont allumés, sur le coup de 21h30, juste avant l'arrivée de P!nk.

Dans une cacophonie belle à entendre, la chanteuse est apparue au bout de la passerelle, au milieu de la foule, et a entonné l'hymne de convenance pour lancer la fête, Get The Party Started, pendant qu'explosaient les feux d'artifices.

Juste des hits

Ce fut dès lors une succession de succès livrés à un train d'enfer par une artiste qui semblait avoir un plaisir fou sur scène. Cultivant l'art de la générosité au maximum, P!nk n'a joué que des hits. Des dix-neuf chansons au programme, quinze ont été des singles. Try, Just Give Me a Reason, Just Like Fire, Raise Your Glass, ils y étaient tous.

Les autres? Des reprises de succès, dont le Just a Girl de No Doubt, qui lui collait à la peau à merveille.

Pas besoin de vous dire que ça chantait à pleins poumons au parterre, notamment dans un très joli segment acoustique durant lequel le public a fourni les choeurs pendant Fuckin' Perfect et sa relecture réussie de Me and Bobby McGee.

Volubile, P!nk a pris la peine de saluer les Québécois en français et fait de même pour sa maman, qui assistait au show, tout comme son mari et sa fille. «Cette ville est si belle», a-t-elle lancé, un compliment qui a bien sûr fait son effet.

Haute voltige

Même si la vedette vient tout juste de retrouver la scène après une assez longue absence, la machine P!nk est bien huilée et ne recule devant aucun artifice pour en mettre plein le vue.

D'immenses structures gonflables occupaient la scène où une troupe de danseurs au style très physique a multiplié les acrobaties tout en portant à bout de bras la chanteuse au besoin.

Le fait saillant du concert était cependant le ballet aérien de P!nk pendant qu'elle chantait So What durant le rappel.

La star, qui a échappé quelques rires durant la périlleuse cascade, a survolé les Plaines, attachée à un fil, de la scène jusqu'à la console de son en se payant une série de pirouettes sur un vaste périmètre. Un exercice de haute voltige qui a conclu sur une note époustouflante une soirée mémorable.

K. Flay: public en congé

 

 

Après un départ prometteur au son de la jolie Giver, K. Flay a opté pour des pièces au tempo lent. Du coup, l'attention d'une large portion du public a pris congé pendant presque toute sa prestation.

La rappeuse aux accents pop rock alternatif, âgée de 32 ans, a quand même marqué de bons points en cours de route, notamment avec des compositions au rythme entrainant comme Make Me Feel, Nothing at All et High Enough, clairement la pièce de résistance de son répertoire.

Grace Mitchell: en mode pop

Synthpop, power pop, pop rock: la jeune Américaine Grace Mitchell, 19 ans, a touché à toutes les déclinaisons de la musique pop lors de sa prestation sous le soleil de fin de journée. Un nom à surveiller? Ce sera à voir, Coachella et Osheaga l'ont dans la mire, mais la base est bien là.

Ses mélodies sont accrocheuses, elle se défend bien à la guitare et Mitchell, qui a un look de star avec ses cheveux bouclés et ses lunettes fumées, possède déjà une forte présence scénique. Elle a d'ailleurs profité de la passerelle de P!nk pour aller voir la foule de près, se permettant de longuement monologuer entre deux pièces.