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L’irrésistible Ed Sheeran fait chavirer le Centre Vidéotron

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Le contraste ne pouvait être plus saisissant. Après en avoir eu plein la vue et les oreilles avec les spectaculaires concerts de Metallica, P!nk, Muse et Iron Maiden au cours des deux dernières semaines, Québec a perdu la tête pour un chanteur seul avec sa guitare et son micro, mardi, au Centre Vidéotron. Étrange? Peut-être. Mais c'était Ed Sheeran...

Le barde anglais venait à peine de poser le bout du pied sur scène que le Centre Vidéotron, où pas une place n'était libre, a explosé. Devant nous, deux filles se sont sautées dans les bras en hurlant pendant que Sheeran amorçait la soirée avec le premier d'une série de hits, Castle on the Hill.

C'était l'hystérie.

«C'est la première fois que je joue ici et c'est la première fois que cette ville entend ces chansons. Si vous connaissez les paroles, chantez avec moi. Sinon, inventez des mots et chantez n'importe quoi», a lancé le très volubile Sheeran.

Du rythme

Il avait tort de s'en faire. Les spectateurs connaissaient et chantaient les paroles de chaque pièce. Cha-que piè-ce. Et chacune se terminait dans le délire total.

Ed Sheeran, qui a fait une large place aux pièces de son album Divided, a sans surprise enfilé les ballades, mais le rouquin a néanmoins offert un début de concert rythmé. Eraser, dans laquelle il rappe plus qu'il ne chante, The A Team et Don't ont mis du pep dans l'amphithéâtre.

À part la visite d'un pianiste pour How Would You Feel, Sheeran s'est débrouillé seul avec sa guitare et sa pédale qui lui permettait de créer ses boucles sonores, un exercice qu'il répétait à chaque début de chanson.

Derrière lui, une tour faite de multiples écrans a permis à ses admiratrices de le voir en un, deux ou vingt exemplaires, selon le bon vouloir de l'opérateur.

Bien sûr, Ed Sheeran ne réinvente rien. Sa pop et ses trucs pour embarquer la foule, c'est du mille fois entendu et vu. Mais quand Sing ou Shape of You font chavirer un amphithéâtre au grand complet, on ne peut que s'incliner devant son immense pouvoir d'attraction.

Et comme pour remercier les gars qui ont fait le déplacement, il s’est mis en mode rock et a fait rugir sa guitare avant de se lancer dans un rap frénétique sur You Need Me, I Don’t Need You, dernier titre de la soirée. En fin de compte, tout le monde aura eu son moment Sheeran.

L'humour de James Blunt

C'est indéniable, James Blunt sait compter et quand mettre son égo de côté. La dernière fois qu'on l'a vu à Québec, il était la vedette de la soirée mais avait chanté devant seulement quelques milliers de spectateurs au Colisée. Mardi, il n'était qu'une première partie, mais 18 000 personnes ont pu entendre ses nouvelles compositions.

 

Ce sont d'ailleurs les pièces de son petit dernier, The Afterlove, qui ont lancé son tour de chant. Les cinq titres au programme ont été reçus poliment. C'est surtout avec son humour et ses quelques phrases en français que le Britannique a installé l'ambiance.

«C'est un grand privilège que vous arriviez tôt pour m'écouter», a-t-il confié avant d'ajouter, dans la langue de Molière, «SVP, écoutez-moi».

Sa prestation a pris son véritable envol quand la bombe You're Beautiful a retenti. À partir de là, il a augmenté la cadence et on sentait de la vie sur scène comme dans la foule, notamment pendant les entrainantes OK et 1973. Blunt a même conclu cette dernière debout sur son piano avant de prendre congé sur une note triomphale.