/news/health
Navigation

Paralysé, il reprend goût à la vie après la naissance de leur bébé

Il a été victime d’un accident de motocross trois semaines avant l’arrivée de leur enfant

Jean-Sébastien Racicot a été paralysé trois semaines avant la naissance de son fils Ludovick. C’est celui-ci qui lui donne la force de se battre pour redevenir autonome.
Photo courtoisie Jean-Sébastien Racicot a été paralysé trois semaines avant la naissance de son fils Ludovick. C’est celui-ci qui lui donne la force de se battre pour redevenir autonome.

Coup d'oeil sur cet article

PRÉVOST | Un homme qui a perdu l’usage de ses deux jambes quelques jours avant la naissance de son premier enfant s’estime chanceux d’être encore en vie pour vivre les joies de la paternité.

Le 20 mai, Jean-Sébastien Racicot était dans une pourvoirie des Laurentides. Il ne parlait que d’une chose: son bonheur de devenir papa dans les prochains jours. Sa copine Jence Théberge-Pantoja était enceinte de huit mois. Or, la paternité a failli lui échapper quand il s’est retrouvé sous la remorque d’un camion pendant qu’il faisait du motocross sur un chemin de terre.

«Au moment de l’accident, je ne sentais plus mes jambes. J’ai tout de suite su que je ne marcherais plus», explique l’homme de 25 ans.

Aujourd’hui père d’un enfant, Jean-Sébastien Racicot est conscient d’avoir vu la mort de près puisqu’ il a dû être réanimé dans l’ambulance et a perdu beaucoup de sang sur la table d’opération.

Jean-Sébastien et sa conjointe Jence Théberge-Pantoja devront se construire une nouvelle vie avec leur fils Ludovick.
Photo courtoisie
Jean-Sébastien et sa conjointe Jence Théberge-Pantoja devront se construire une nouvelle vie avec leur fils Ludovick.

 

Paralysé à vie

Celui qui porte maintenant un corset pour maintenir son dos se déplacera en fauteuil roulant pour le reste de ses jours. «À l’hôpital, quand on m’a confirmé que je ne marcherais plus, je me rappelle m’être demandé pourquoi je n’étais pas mort», relate-t-il. Il ne pouvait pas concevoir vivre sans pouvoir marcher. Mais ça, c’était quelques jours avant la naissance de Ludovick. La naissance de son bébé a changé sa vision de la vie.

«Le plus dur, présentement, ce n’est pas d’avoir perdu l’usage de mes jambes, mais d’être loin de mon fils, qui m’a apporté une vague de positif. Dès que je l’ai vu, je suis tombé complètement gaga. J’ai tout de suite voulu être là pour lui. Il me pousse à faire tous les efforts nécessaires pour sortir du centre de réadaptation rapidement. Oui, je dois faire de gros deuils, mais je suis en vie. C’est ce qui compte», explique le nouveau papa.

Depuis la naissance de son fils, Jean-Sébastien Racicot est armé d’une détermination hors du commun. «Il devait rester deux mois à l’hôpital, mais il y est resté seulement deux semaines. Il doit maintenant passer trois mois au centre de réadaptation afin d’apprendre à vivre avec son handicap, mais il travaille si fort que j’ai espoir qu’il sortira avant», explique son amoureuse, Jence Théberge-Pantoja.

Une nouvelle vie

«On n’est jamais assez conscient des dangers qui nous entourent: je me pensais invincible et je pensais que j’avais la vie devant moi», lance Jean-Sébastien Racicot. Son amoureuse et lui sont conscients que l’événement qui a changé leur vie est un accident. Ils n’en veulent pas au conducteur du camion. Or, ils doivent maintenant se dessiner une nouvelle vie en effaçant les plans qu’ils avaient faits.

Malgré l’épreuve, Jence Théberge-Pantoja promet d’accompagner son conjoint dans les nombreux défis qui les attendent. «J’ai toujours dit que Jean-Sébastien était l’homme de ma vie. On avait planifié des projets de famille qui ne se réaliseront pas, mais on en trouvera de nouveaux.»