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Le Saguenay–Lac-Saint-Jean traîne encore de la patte

Une récente étude de l’Institut de la statistique du Québec tend à le démontrer

Le PIB régional du Saguenay–Lac-Saint-Jean a connu une croissance de 0,5 % en 2015, la moyenne québécoise est de 2,4 %.
Photo d’archives Le PIB régional du Saguenay–Lac-Saint-Jean a connu une croissance de 0,5 % en 2015, la moyenne québécoise est de 2,4 %.

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Le produit intérieur brut (PIB) du Saguenay–Lac-Saint-Jean a connu la croissance la plus faible au Québec en 2015, révèle une récente analyse de l’Institut de la statistique du Québec.

Alors que le produit intérieur brut (PIB) du Québec a repris du poil de la bête en 2015, la région se classe bonne dernière parmi les 13 régions administratives sur 17 qui se sont maintenues au-dessus de la ligne rouge avec la plus faible augmentation recensée.

Selon un document portant sur le PIB régional par industrie au Québec édition 2017, publié plus tôt ce mois-ci, le PIB du Saguenay–Lac-Saint-Jean a augmenté de 0,5 % en 2015, tandis que la moyenne québécoise affiche une croissance de 2,4 %.

Même si la région affiche une piètre performance, elle fait tout de même mieux que la Côte-Nord (- 8,1 %), le Nord-du-Québec (- 7,7 %), le Bas-Saint-Laurent (- 1,6 %) et l’Abitibi-Témiscamingue (- 1,3 %), qui ont tous vu leur PIB chuter durant cette période.

L’économie de la région, qui est évaluée à près de 10,7 milliards $ par l’ISQ, est divisée en deux industries, soit la production de biens et celle des services.

Bien que cette dernière – qui englobe notamment tout ce qui concerne directement la population, les entreprises et le tourisme – ait connu une hausse de 1,1 %, elle est ralentie par la division fabrication, qui est descendue de - 0,4 %.

À l’opposé, plusieurs domaines ont remonté la pente, dont la fabrication de produits en bois, qui a connu une hausse de 37,8 %. Les activités de soutien à l’agriculture et à la foresterie ont également grimpé de 4,2 %.

PAS ALARMANT

Du côté des services, le commerce de gros a subi la plus grande baisse (- 8,4 %), suivi par deux bases économiques de la région, soit les soins de santé et l’assistance sociale (- 2,5 %) ainsi que les services d’enseignement (- 1,0 %).

Les baisses assez marquées dans certains domaines ne seraient pas alarmantes, indique l’économiste à l’Institut de la statistique du Québec, Marianne Bernier.

« Des fois, quand l’économie avance, il y a un boum, puis une année de stagnation. Certains projets se terminent, ça revient à des niveaux un peu plus bas. Ça ne veut pas nécessairement dire que l’industrie ne va pas très bien. »

EN ROUTE VERS LE PRIVÉ

Marc-Urbain Proulx. Économiste
Photo d'Archives
Marc-Urbain Proulx. Économiste

À la lumière de ces données, le Saguenay–Lac-Saint-Jean manque cruellement d’investissements dans la construction de nouvelles installations dans plusieurs de ces industries, selon le professeur de sciences économiques de l’Université du Québec à Chicoutimi, Marc-Urbain Proulx.

« Les régions périphériques sont dépendantes des investissements ou immobilisations majeurs pour lancer de nouvelles usines et infrastructures. Le secteur public a atteint ses limites, on ne construira pas beaucoup de nouvelles écoles ou de nouvelles routes. Ce à quoi on s’attend, c’est que le secteur privé vienne stimuler l’économie régionale », indique M. Proulx.

 

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