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Les chiens de combat saisis à Chatham en 2015 seront envoyés en réhabilitation en Floride plutôt qu’euthanasiés

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Les chiens qui avaient été saisis dans le cadre d’une enquête criminelle sur un réseau de combats de chiens à Chatham-Kent, en Ontario, il y a deux ans, et qui devaient être euthanasiés, seront finalement envoyés en Floride pour leur réhabilitation.

Ces 18 chiens, dont le nombre était de 21 au départ (trois sont morts), faisaient partie des 31 animaux saisis en octobre 2015.

Les 21 avaient été déclarés dangereux et non récupérables par des experts de l’American Society for the Prevention of Cruelty to Animals, mais un refuge pour animaux ontarien, Dog Tales Rescue and Sanctuary, s’est adressé à la cour afin qu’ils ne soient pas euthanasiés, mais plutôt envoyés dans un centre de traitement spécialisé de la Floride.

Dog Tales a pu s’entendre avec la SPCA de l’Ontario, qui a la garde des chiens depuis deux ans, et leur proposition commune au tribunal a été approuvée et le dossier a été ficelé la semaine dernière.

Les 18 chiens encore en vie qui risquaient l’euthanasie parce que jugés trop dangereux seront donc transférés aux installations de Playing for Life, en Floride, pour y suivre des traitements de réhabilitation.

«Nous nous attendons à être en mesure de transférer les chiens vers leur nouveau foyer en Floride dès la mi-août, a indiqué Dog Tales sur sa page Facebook, mardi. Nous allons assumer tous les coûts associés aux soins qu’ils recevront d’Aimee Sadler et son équipe, dont leurs besoins en soins vétérinaires, l’entraînement spécialisé et l’enrichissement, de même que leur transport pour la Floride.»

La SPCA de l’Ontario s’est aussi réjouie de ce dénouement, mardi, écrivant dans un communiqué que «les chiens bénéficient d’une occasion extraordinaire avec les ressources mises de l’avant par Dog Tales».

L’organisme a souligné que son rôle dans ce dossier a toujours été «d’assurer un équilibre entre le bien-être de ces chiens, la sécurité des autres animaux et celle du public».

La SPCA a toutefois rappelé «qu’il est important de se rappeler que ces chiens ont des comportements qui vont de l’agressivité extrême à l’imprévisibilité». «Ces chiens ont été élevés pour se battre et pour tuer, et une queue qui remue n’est pas toujours un signe que ces chiens sont sécuritaires en termes d’interaction avec les humains ou les autres chiens.»

Dix-huit autres chiens, soit sept du groupe initial secourus en octobre 2015 qui avaient été jugés récupérables et 11 rejetons nés au cours des deux dernières années d’accouplements des chiens jugés dangereux, seront aussi envoyés en réhabilitation en Floride, mais dans deux autres centres, a mentionné la SPCA de l’Ontario à l’Agence QMI, mardi.

Parallèlement, le processus judiciaire se poursuit dans cette affaire de combats de chiens illégaux, une activité considérée comme criminelle. Les parties doivent se présenter devant la cour le 24 août, a mentionné la SPCA.