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Côté-Vachon évite la prison

Il a fourni du GHB à des amis lors d’une soirée

Olivier Côté-Vachon dispose de 2 ans pour verser 5000$ à un organisme reconnu.
Photo d’archives, Agence QMI Olivier Côté-Vachon dispose de 2 ans pour verser 5000$ à un organisme reconnu.

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L’ex-militaire Olivier Côté-Vachon évite finalement le pénitencier.

La Couronne réclamait deux ans de pénitencier, mais la juge Isabelle Boillat de la Cour du Québec s’est rangée à l’avis de la défense hier et a plutôt imposé

240 heures de travaux communautaires, un don de 5000 $ et la saisie d’une caution de 1000 $ pour non-respect des conditions dans des bars, à deux reprises.

Olivier Côté-Vachon, 28 ans, a reconnu avoir fait le trafic de la drogue du viol (GHB) pendant trois mois et avoir été criminellement négligent en la fournissant à des invités à son domicile le 30 décembre 2015. Quatre personnes ont perdu connaissance et ont été transportées à l’hôpital. Deux d’entre elles ont subi des lésions et se sont réveillées intubées. Elles ont quitté l’hôpital le matin et n’ont pas subi de séquelles de cet incident.

Exception

Dans une décision de 20 pages, la magistrate mentionne que le trafic de drogues dures doit être sanctionné de façon exemplaire et dissuasive ; cependant, la réhabilitation du technicien en avionique renvoyé des Forces armées pour cause de déshonneur lui apparaît mériter une exception.

Côté-Vachon a perdu son emploi et doit entreprendre des études en électricité pour réorienter sa carrière. Il a suivi une thérapie, modifié son comportement et s’est soumis à des tests antidrogue à Bagotville.

La magistrate a expliqué son raisonnement en disant qu’« une peine de détention risquerait d’anéantir tous les efforts de l’accusé dans la nouvelle vie qu’il doit se reconstruire à la suite des conséquences qu’il a vécues... ainsi que la démarche de réhabilitation convaincante qu’il a réussi à démontrer. »

Médiatisation

L’avocat de la défense, Charles Cantin, avait allégué une médiatisation « abondante, exceptionnelle et excessive, et même démesurée » comme facteur atténuant de la peine.

La juge n’est pas de cet avis : « L’accusé n’a pas commis un crime mineur... Il s’agit d’un militaire, d’un party entre jeunes adultes, de la drogue du viol et d’une fin de soirée dramatique... »

Elle ajoute que « ... la couverture médiatique fait partie de l’indépendance journalistique et est la conséquence du caractère public du système judiciaire. Elle n’est ni démesurée ni exceptionnelle. »

La procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Karen Inkel, souhaite relire attentivement la décision avant de se prononcer sur une possibilité d’appel.