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12 façons de passer un bel été

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Peu importe ce qu’on a planifié au cours des prochaines semaines, ces 12 polars et thrillers seront nos meilleurs alliés.

Tu tueras l’ange

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​À minuit moins dix, lorsqu’un train en ­provenance de Milan arrivera à la gare de Rome, la police ferroviaire sera ­confrontée à un cauchemar dépassant carrément ­l’entendement : tous les passagers de la classe affaires ont été tués. Une macabre affaire qui sera confiée à la commissaire adjointe ­Colomba ­Caselli, laquelle ne ­tardera pas à soupçonner que ce carnage n’a pour une fois rien à voir avec les attentats revendiqués par l’État islamique. Et pour le ­prouver, elle n’hésitera pas à faire appel à Dante Torre, ­l’expert en ­disparition de personnes avec qui elle a déjà partagé la vedette dans Tu tueras le Père, l’excellent ­précédent ­thriller de Sandrone Dazieri.

​L’affaire Isobel Vine

Tony Cavanaugh, Éditions Sonatine, 416 pages
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Tony Cavanaugh, Éditions Sonatine, 416 pages

​Darian Richards fait partie des flics qui en ont beaucoup trop vu pour pouvoir ­continuer à traquer des meurtriers jusqu’à l’âge de la retraite. Dans l’espoir ­d’échapper au lourd passé qui lui a déjà permis de briller au sein du service des homicides de ­Melbourne, il s’est donc retiré dans un coin perdu du Queensland. Mais afin de rendre service à son ancien patron, Darian sera bientôt ­appelé à enquêter sur une affaire très délicate ­remontant aux années 1990 : au cours d’une petite fête entre amis, la jeune Isobel Vine a été retrouvée étranglée alors que quatre policiers se trouvaient à quelques mètres d’elle.

Un pavé qu’on a lu en deux jours ­seulement, parce qu’on n’a pas hésité à sacrifier quelques heures de sommeil pour en connaître la fin.

Tu n’auras pas peur

Michel Moatti, Éditions HC, 480 pages
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Michel Moatti, Éditions HC, 480 pages

​Si on en a marre des flics divorcés ­abonnés au jazz, à l’alcool et aux écarts de tous genres, ce thriller devrait ­parvenir à nous surprendre : en plus de mettre en scène deux reporters aguerris qui pourraient en remontrer à Tintin en personne, l’affaire sur laquelle ils enquêteront sera aux antipodes du simple fait divers. Profitant de l’incroyable abondance d’informations et de détails sordides diffusés dans les journaux ou sur le net, un tordu ­s’amusera en effet à effrayer les ­Londoniens en ­reproduisant des scènes de crime à la limite du supportable. Aussi glauque que captivant !

​La descente

Tim Johnston, Éditions du Masque, 416 pages
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Tim Johnston, Éditions du Masque, 416 pages

​À l’instar de milliers d’autres touristes, les Courtland ont décidé de passer leurs vacances d’été dans les Rocheuses. Un voyage soigneusement planifié qui ­débouchera sur le pire, lorsque Caitlin ­s’évanouit littéralement dans la nature, en allant jogger.

Après des se­maines de recherches durant lesquelles les enquêteurs ne trouveront ni corps ni indice permettant de supposer que Caitlin a été kidnappée, les Courtland devront donc se rendre à l’évidence : étant les seuls à croire que leur fille est toujours vivante, ils ne pourront compter que sur eux-mêmes pour tenter de la retrouver.

Même si le rythme est un peu lent, un ­suspense psychologique qui vaut le détour.

​Quand sort la recluse

Fred Vargas, Éditions Flammarion,
480 pages
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Fred Vargas, Éditions Flammarion, 480 pages

​Un rompol qu’on attendait avec impatience et qui ne nous a pas déçus, Fred Vargas ayant cette fois eu la géniale idée de confronter les méthodes souvent peu orthodoxes du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg à l’immense savoir de son adjoint Adrien Danglard. Quand trois hommes âgés succomberont à des morsures d’araignée, Danglard sera en effet porté à dire que ces tristes cadavres ne devraient aucunement accaparer les ressources ou l’attention de la police. Mais pensant qu’il s’agit plutôt d’une série ­d’assassinats, le fantasque Adamsberg ne pourra s’empêcher de commencer à tisser une toile assez solide pour capturer le ­véritable meurtrier. Un pur régal.

​Jusqu’au bout

Alexandra Oliva, Éditions Kero, 416 pages
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Alexandra Oliva, Éditions Kero, 416 pages

​Depuis quelques années, les ­téléréalités sont si populaires que les candidats se bousculent au portillon pour trouver l’âme sœur en direct, survivre tout nus sur une île déserte ou tenter ­d’enchanter les juges de La Voix. Lorsqu’elle ­acceptera de ­participer à une émission de défis extrêmes, Zoo ne sera donc pas trop déboussolée par ­l’étrangeté des épreuves, qui l’obligeront entre autres à enjamber des cadavres en état de décomposition ­avancée. C’est que contrairement à ­l’ensemble des ­téléspectateurs, elle ne sait pas encore qu’un mystérieux virus a déjà décimé une bonne partie de la population américaine...

Un thriller dont ­l’intensité et l’horreur de certaines ­situations ­rappellent ­Hunger Games.

​Ne reviens jamais

David Bell, Éditions Actes Sud, 368 pages
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David Bell, Éditions Actes Sud, 368 pages

​Leslie Hampton venant de mourir, sa fille Elizabeth devra délaisser ses études universitaires pour retourner dans le petit patelin du Midwest américain où elle a grandi. Car à part son vieil oncle Paul, il ne reste plus personne pour veiller sur son frère Ronnie, qui est atteint de trisomie 21. Mais ce faisant, elle ne tardera pas à apprendre que son aîné enchaînait de plus en plus souvent les crises de colère... et que leur mère aurait apparemment été assassinée. Persuadée que son Ronnie n’a rien à voir avec ce meurtre, Elizabeth passera ainsi de la théorie à la pratique, ses cours d’histoire pouvant l’aider à sonder le passé de sa propre famille. Tabulation horizontale

Habilement mené, ce suspense plaira surtout aux fans de thrillers psychologiques.

Entre hommes

Germán Maggiori, Éditions Folio, 416 pages
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Germán Maggiori, Éditions Folio, 416 pages

​En Argentine, ce polar s’est ­rapidement glissé dans la catégorie des romans-cultes. Non seulement parce qu’il se lit d’un trait, mais parce qu’il dévoile noir sur blanc les plus sombres dessous de la capitale du tango, qui tangue régulièrement entre tempérance et débauche. Car s’ils n’avaient pas été filmés à leur insu, trois riches dignitaires de Buenos Aires auraient retrouvé leur famille respective sans se soucier un seul instant du cadavre de la misérable prostituée qui, de son vivant, leur a permis d’assouvir tous leurs désirs. Et malheureusement pour eux, cette vidéo tombera entre les mains de deux flics qui ont eux aussi quantité de choses à se reprocher.

​L’invité sans ­visage

Tana French, Éditions Calmann-Lévy
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Tana French, Éditions Calmann-Lévy 560 pages

​Depuis deux ans, Antoinette Conway est inspectrice à la brigade criminelle de Dublin. Un boulot ingrat ­ponctué de mauvaises blagues et de harcèlement sexiste, la majorité de ses ­collègues refusant d’avoir une femme au sein de l’équipe. Alors qu’elle est sur le point de ­craquer, ­Antoinette devra cependant ­enquêter sur le meurtre d’une jolie blonde qui a sauvagement été ­assassinée juste avant de partager un souper aux chandelles avec son amoureux. Une affaire qui aurait pu être réglée en quelques jours si Antoinette n’avait pas tenu à fouiller plus profondément le passé de la victime. Un très bon polar qui a entre autres été encensé par Stephen King.

​Disparue

Darcey Bell, Éditions Hugo, 352 pages
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Darcey Bell, Éditions Hugo, 352 pages

Stephanie, une veuve sans emploi tenant un «blog de maman», et Emily, une femme de carrière ­dirigeant le service communication d’un grand ­couturier new-yorkais, sont devenues les meilleures amies du monde grâce à leurs fils de 5 ans, qui fréquentent tous deux la même école de banlieue. Du coup, lorsque Emily ne peut se libérer à temps pour récupérer son petit Nicky à la sortie des classes, c’est Stephanie qui s’en charge. Mais un beau jour, Emily ne reviendra pas. Enlèvement ? Meurtre ? Accident ? Une seule façon de le découvrir : lire ce thriller qui, à défaut d’être excellent, a le mérite de nous faire ­rapidement ­décrocher du quotidien.

​Les fils d’Odin

Harald Gilbers, Éditions 10/18, 552 pages
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Harald Gilbers, Éditions 10/18, 552 pages

​Avec Germania, son premier polar ­historique (édité en français en 2015), le ­journaliste ­autrichien Harald Gilbers ­introduisait le ­personnage de Richard Oppenheimer. Un ex-flic qui, tout comme le Bernie Gunter de Philip Kerr, a jadis été l’un des meilleurs ­commissaires de la Kripo. Révoqué par les nazis à cause de ses origines juives, ­Oppenheimer sera cependant régulièrement appelé à collaborer avec ses bourreaux durant la Deuxième Guerre mondiale, assassinats et tueurs de tous genres ne manquant pas dans l’Allemagne hitlérienne. À découvrir sans faute, ce deuxième tome étant aussi bon que le premier.

​À perdre haleine

Aga Lesiewicz, Éditions Belfond, 
384 pages
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Aga Lesiewicz, Éditions Belfond, 384 pages

​Depuis Jack l’Éventreur, les sadiques en tous genres se sont régulièrement succédé à Londres. Le dernier en lice ? Un violeur ­sévissant à Hampstead Heath, l’un des plus beaux et des plus grands parcs de la ville. Ayant l’habitude d’y faire son jogging avec Wispa, son labrador chocolat, Anna Wright ne se posera donc pas trop de ­questions ­lorsqu’elle croisera la route d’un bel inconnu qui parviendra à la séduire dans le temps de le dire. Ce qu’elle aurait peut-être dû faire avant d’entamer une liaison passionnée avec lui...

Une histoire tordue à souhait qui réussit à nous tenir en haleine.

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