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Le rêve international

Geoffroy se produira ce soir dans le cadre du festival en forêt Grosse Lanterne. Il sera ­également du ­festival Osheaga, samedi ­prochain.
Phot courtoisie LePetitRusse Geoffroy se produira ce soir dans le cadre du festival en forêt Grosse Lanterne. Il sera ­également du ­festival Osheaga, samedi ­prochain.

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Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis son passage à La Voix, en 2014. Après avoir pris la décision de faire de son passe-temps sa profession, avoir signé avec l’étiquette Bonsound, puis nous avoir présenté son album Coastline, un must pour les amateurs d’électro-pop, Geoffroy aspire désormais à conquérir le monde.

Avant de nous quitter (brièvement) pour se consacrer à l’exploration de nouveaux marchés, à l’automne, ­l’auteur-compositeur-interprète ­montréalais aura l’occasion de se produire dans la province à quelques reprises, au cours des semaines à venir.

Parmi les événements qui ­accueilleront l’artiste sur des scènes extérieures, cet été, on compte notamment Grosse Lanterne (ce soir), Osheaga (le 4 août) et l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu (le 15 août). Voilà de belles occasions pour le public de ­découvrir Geoffroy — l’un de nos coups de cœur de l’année —, si cela n’est pas déjà fait.

Les chansons de son album Coastline paru en mars pourraient bien vous donner envie de prendre le large et de profiter davantage de la belle saison. Une écoute accordée à sa pièce-titre et à Sleeping On My Own (qui cumule plus de 3 millions d’écoutes sur Spotify) devrait suffire à convaincre les adeptes du genre.

Impliqué

Même s’il ne veut pas paraître trop stratégique, lorsqu’il est question de sa carrière artistique, Geoffroy est très impliqué dans les décisions qui la concernent.

Il faut dire que l’artiste de 29 ans, diplômé en gestion de l’Université McGill et détenteur d’une maîtrise en « gestion des arts » du Berklee College of Music, travaille dans le monde culturel depuis une dizaine d’années. Au fil des ans, il a œuvré pour un label, un festival, et il a même géré des artistes.

« Pour moi, tout est arrivé en même temps. J’ai sorti la chanson You Say (en 2015) et j’ai eu des offres de maisons de disques. J’ai aussi eu une belle offre ­d’emploi, au niveau de l’industrie », a expliqué celui qui recrute, encore aujourd’hui, des compositeurs pour des mandats dans le domaine publicitaire ou cinématographique.

« C’est entre autres grâce à cet emploi que j’ai pu prendre le temps de bien faire les choses, dans ma carrière artistique, a-t-il souligné. Ça m’a permis de faire ça sans trop être stressé par rapport à l’argent et sans devoir accepter toutes les offres qui se présentaient à moi. »

Cependant, avec sa carrière de ­musicien qui décolle et ses ambitions internationales, l’artiste sait qu’il ne pourra pas concilier ses deux occupations indéfiniment.

« Aujourd’hui, j’arrive à un point où je n’ai plus de temps pour vivre. À un moment donné, je n’aurai plus le choix de prendre une décision (par rapport à ma carrière). Avec tout ce qui m’arrive, c’est comme si les choses s’étaient placées pour que je n’aie plus le choix d’essayer de me lancer dans la musique à 100 %. Sinon, je vais le regretter. »

Voyager

Comme il aime prendre son temps et qu’il espère avoir du neuf à ­présenter lorsqu’il approchera de potentiels ­partenaires à l’international, Geoffroy planche déjà sur de nouveaux morceaux. Il a d’ailleurs retrouvé son acolyte Max Gendron, l’un des coréalisateurs de Coastline, ainsi que ses complices du groupe Men I Trust.

« Si je veux approcher des labels aux États-Unis et en Europe, ce qui pourrait changer la game sur la scène ­internationale, le plus vite j’arrive avec des nouvelles chansons, le mieux c’est », a-t-il expliqué.

Il y a quelques mois, Geoffroy a signé une entente avec l’agence de spectacles Allo Floride (Flume, Alaclair Ensemble, Lunice), une belle porte d’entrée sur la France, où il aura l’occasion de se ­produire en octobre.

« C’est comme essayer de percer ­territoire après territoire. Il faut se pencher sur chacun d’entre eux, de façon individuelle. C’est beaucoup de travail », a-t-il souligné.

« Se donner comme objectif de percer à l’international, c’est plus ambitieux, mais c’est plus l’fun aussi, a-t-il ajouté. Mon rêve, c’est vraiment de faire le tour du monde en jouant de la musique. »


Toutes les informations concernant Geoffroy et ses concerts se trouvent à l’adresse geoffroymusic.com.