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Irrésistible Vance Joy

Le chanteur australien offre un envol parfait à Festivent

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Comme Ed Sheeran, Vance Joy est un adepte de la simplicité volontaire sur scène. Ses chansons folk, une guitare et un désarmant sourire sont tout ce qu'il a besoin pour que ses fans chavirent.

Les feux d'artifices et les confettis, ce n'est pas son truc. Sa recette a encore fonctionné à merveille lors de la soirée d'ouverture de Festivent, mardi soir, à Lévis.

Il faut dire que Vance Joy arrivait en territoire conquis. Parce que quand ça clique avec un public, Joy est du genre à assurer un suivi. Après avoir ouvert le Festival d'été 2015 au parc de la Francophonie puis chanté au Grand Théâtre à l'hiver 2016, le bel Australien effectuait sa troisième visite en trois ans dans la région, mardi soir.

Les organisateurs de Festivent ne pouvaient demander mieux pour le retour de l'auteur du succès Riptide. La météo était parfaite, ce qui a incité les festivaliers à assister au concert en famille dans une ambiance bon enfant. Les chaises pliantes et les poussettes abondaient au parc Champigny. Très relax, à l'image de la star aux cheveux bouclés.

Humble en plus

Comme s'il n'était pas déjà assez parfait de même, le nouveau prince de la folk y a même mis une touche d'humilité. «C'est une de mes premières chansons. Je crois qu'elle est assez bonne pour que je la présente aux gens», a-t-il confié avant de chanter Winds of Change. Comment lui résister, surtout quand il prend la peine de dire quelques mots en français.

Sans nouvel album à défendre, Vance Joy a surtout revisité son Dream Your Life Away, opus de la révélation à l'automne 2014 et dont il a les chansons, expérience oblige, parfaitement à sa main.

Même si toute l'attention est tournée vers lui, le troubadour sait faire bon usage de ses musiciens. Leur contribution, principalement la section de cuivres, s'est fait sentir dans l'excellent enchainement Wasted Time et Red Eye.

Nouveautés prometteuses

Vance Joy nous a aussi donné un aperçu de sa plus récente phase créative. On a d’abord eu droit à Lay It On Me, nouveau single connu des fans et qui prouve que l'Australien ne sera pas un feu de paille.

La ballade Call If You Need Me a été marquée d'un faux pas que Joy s'est fait pardonner sans mal avec un sourire en forme de «oups, s'cusez». Puis, tout en crescendo, Take Your Time, dernière du trio de nouveautés au programme, s'est annoncé comme un futur hit radio.

Ne manquait plus au rappel que l'incontournable Riptide pour que tout le monde puisse rentrer à la maison en chantant le coeur léger.

Effervescents Foreign Diplomats

L'énergie contagieuse de Foreign Diplomats nous avait épatés en première partie de Half Moon Run, en 2016, au parc de la Francophonie. Un an plus tard, le quintette des Laurentides, qui demeure un secret trop bien gardé dans le milieu musical québécois, n'a rien perdu de son effervescence, a-t-on découvert en début de soirée.

Armés des pièces dance rock, ou indie pop si vous préférez, de leur album Princess Flash, les Foreign Diplomats ont tout laissé sur scène. En particulier le chanteur Élie Raymond, un gars totalement investi qui aime cabotiner, en fait foi cette chanson qu'il a tenu à dédier à Michel, un type de la sécurité qui a transporté le groupe de l'aéroport jusqu'au site de spectacle.

Cette forte présence scénique ne cache pas un vide musical. Les Foreign Diplomats ont déjà quelques bonnes compositions sous la main et les nouveautés déballées hier soir, aux structures plus ambitieuses, laissent deviner une envie de pousser la machine plus loin.