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Léandre Bouchard vise un top 15 au Vélirium de Beaupré

Bouchard Leandre
Photo Roby St-Gelais Léandre Bouchard relève de nouveaux défis cette saison dans les rangs de l’équipe Team BH-SRSuntour-KMC.

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BEAUPRÉ | L’année post-olympique n’est pas de tout repos pour Léandre Bouchard. Une nouvelle équipe et, surtout, une nouvelle notoriété à laquelle il s’est rapidement habitué, le cycliste d’Alma se pointe au Mont-Sainte-Anne dans l’espoir d’atteindre l’un de ses objectifs saisonniers.

« J’ai toujours un objectif de top 15 en Coupe du monde, assure le longiligne athlète dont le meilleur résultat cette saison a été une 16e place, en Allemagne. Le délai commence à rétrécir un peu. J’ai des attentes un peu plus élevées pour le milieu de la saison et je crois être encore dans la game pour obtenir un top 15 d’ici la fin de la saison. »

À l’instar des autres athlètes, Bouchard a élaboré son plan de performance en fonction des championnats du monde qui auront lieu en septembre, en Australie. « Ce serait un peu étonnant d’avoir un top 15 ici. Avec un top 20, je serais aussi aux anges », a lancé Bouchard, qui s’est dit déçu par sa troisième place aux championnats nationaux de Canmore, il y a deux semaines.

Renommée olympique

Âgé de 24 ans, le Québécois a été l’un des deux vététistes à arborer la feuille d’érable sur son maillot aux Jeux de Rio en compagnie de Raphaël Gagné. Même s’il a terminé au 27e rang, le simple fait d’obtenir ce prestigieux laissez-passer a permis à Bouchard de se faire un nom plus que jamais.

« Je dirais qu’il y a une notoriété supplémentaire [par le fait d’être allé aux Jeux]. Maintenant, on m’identifie comme l’olympien Bouchard. Ça fait plus gros et ça m’a aidé à décrocher un contrat professionnel. Et avec mes performances en Coupe du monde, je suis identifié dans les leaders au Canada, alors qu’avant, j’étais plus un underdog, a expliqué Bouchard.

« Là, on s’attend à ce que je sois en avant. Je vis très bien avec ça, ça me plaît. Ça ne me rajoute pas de pression. Je reste toujours dans le processus, mais tu vois que la perception des autres a changé un peu. »

Avec une équipe française

Le Bleuet n’a pas hésité une seconde à joindre les rangs de la Team BH-SRSuntour-KMC, une équipe professionnelle basée à Paris, pendant la saison morte. Ce changement de garde lui a entre autres permis de participer à une manche de la Coupe de France, en avril, raflant l’argent.

« J’ai été très bien accueilli et je suis très bien supporté, que ce soit par les mécaniciens, les physios, etc. La façon de fonctionner est différente. Et je sentais que j’étais à un niveau pour me retrouver avec une équipe professionnelle », a exprimé celui qui a signé un contrat de deux ans tout en demeurant associé à son entraîneur de longue date à Alma, Jude Dufour.

Gagné en confiance

Vice-champion canadien, Raphaël Gagné aborde l’épreuve du Mont-Sainte-Anne avec confiance.

« Je suis sur une pente ascendante et j’espère vraiment livrer le meilleur de moi-même, physiquement et techniquement. Je n’ai pas vu la liste de départ, mais je crois que c’est réaliste de faire un top 20 pour moi-même si je n’ai pas prouvé ça cette année », a souligné le coureur de Lac-Beauport, qui n’a pu faire mieux qu’une 41e place en Coupe du monde jusqu’ici.

Horaire du jour ( qualifications - descente )

12 h 15 | Juniors femmes

12 h 30 | Juniors hommes

13 h 30 | Élite femmes

14 h | Élite hommes

L’envers de la médaille pour Emily Batty

La vie d’athlète n’est pas toujours rose. La Canadienne Emily Batty en sait quelque chose après avoir traversé une période sombre causée par sa déchirante quatrième place aux Jeux de Rio, l’été dernier. De nouveau motivée à enfourcher son vélo, Batty s’est ouverte sur cet épisode moins glorieux de sa carrière.

Partout où elle roule, l’Ontarienne attire l’œil avec sa crinière blonde et ses yeux bleus. Mais la pétillante athlète qu’elle est redevenue aujourd’hui avait perdu de sa brillance dans les mois qui ont suivi sa participation olympique, où elle n’a fini qu’à deux petites secondes du podium. Sa compatriote Catharine Pendrel a remporté la médaille de bronze.

« Pour moi, l’expérience de Rio a été mitigée », a confié en entrevue la vététiste de 29 ans à l’approche de l’épreuve de dimanche en cross-country à la Coupe du monde du Mont-Sainte-Anne.

« J’étais dans la meilleure forme de ma vie et j’allais là pour remporter la médaille d’or. J’ai fait une petite dépression à l’hiver et au printemps, et je ne l’ai pas réalisé. J’ai dû demander de l’aide pour essayer de comprendre comment ravoir des ambitions personnelles et ma motivation. Ce fut très difficile pour moi, et j’ai réussi à retrouver tout ça. »

Une athlète émotive

Batty estime que toute l’affection qu’elle éprouve pour son sport a contribué à cette période éprouvante de sa vie. D’autant plus que quatre ans auparavant, à Londres, une fracture de la clavicule quelques jours avant la course avait miné ses chances de podium. Elle avait terminé finalement au 24e rang.

« Ça prend tellement de concentration pour être à ton meilleur et tu te prépares tellement pour des Jeux olympiques. C’est plus, je crois, ce qu’une personne ordinaire peut réellement comprendre, a-t-elle soutenu. Je suis attachée émotionnellement à mon travail et j’aime mon travail même si je n’ai pas l’impression que c’est du travail parce que c’est ma véritable passion, et c’est pourquoi j’ai trouvé difficile de surmonter ce qui était une épreuve personnelle. »

Avec du recul, elle est capable d’affirmer que sa performance en sol brésilien représentait un exploit qui ferait l’envie de bien des athlètes. « Aujourd’hui, je suis fier [...] Et de finir la course à seulement 2 secondes du podium, c’est assez spectaculaire, mais ça m’a pris quelques mois avant que je puisse comprendre cela », a admis la championne canadienne en titre, désormais tournée vers les Jeux de Tokyo de 2020 avec enthousiasme.

Premier podium en mire

Huitième au classement de la Coupe du monde, Batty tentera de décrocher une première médaille — ou une première victoire en carrière — cette saison à la montagne de Beaupré, cinquième arrêt du circuit de cross-country. L’an dernier, elle était grimpée sur la troisième marche du podium.